11 avril 2006
Ségolène Royal battrait Nicolas Sarkozy, selon un sondage Ifop
mardi 11 avril 2006, 18h04
PARIS (Reuters) - Ségolène Royal l'emporte sur Nicolas SARKOZY (52% contre 47%) dans le match des personnalités d'avril effectué par l'Ifop pour l'hebdomadaire Paris Match.
La député PS, qui a fait ces dernières semaines une percée médiatique en vue de l'élection présidentielle de 2007, a renversé la tendance face au président de l'UMP qui, il y a quatre mois, l'emportait encore (52%-46%).
Selon l'Ifop, Ségolène Royal souffre encore de plusieurs handicaps, notamment la méfiance de l'extrême gauche et la réserve d'un quart des écologistes.
En termes de souhait de victoire, la gauche engrange les bénéfices de la crise du contrat première embauche et est créditée de 54%, contre 40% pour la droite.
Les Français souhaitent que le chômage soit au coeur de la campagne présidentielle (40%), loin devant la protection sociale (15%), l'éducation (12%) et la sécurité (12%).
Ce sondage a été effectué les 6 et 7 avril auprès d'un échantillon de 1.009 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Mezzo Mezzo !
"L'Italie coupée en deux", c'est ainsi que la presse qualifie le résultat des élections italiennes.
Environ 25 000 voix séparent la coalition de gauche conduite par Romano PRODI et celle de centre-droit de S. BERLUSCONI.
La journée et la soirée d'hier ont été marquées par les rebondissements et les incertitudes, une succession de joies et de déceptions.
A 15 h, Romano PRODI était donné gagnant, puis à 21 h, BERLUSCONI reprenait la tête, pour enfin à 2 h du matin concéder une victoire dans un mouchoir de poche de l'Ulivo. 49,81 % contre 49, 74 % !
S. BERLUSCONI conteste cette victoire et réclame un comptage bulletin par bulletin... un scénario à l'américaine.
Reste que cette division profonde entre deux Italies si résolument opposées laisse envisager une instabilité politique difficilement gérable.
La victoire de R. PRODI, si elle se confirme, laissera un léger goût d'amertume. La moitié des électeurs italiens ont renouvelé leur confiance à ce "Cavaliere" ainsi qualifié dans Libération ce matin : "démagogue dérisoire, milliardaire bateleur qui a su se placer au dessus des lois"...











