LA VOIE "ROYAL"

Désirs d'avenir 06 - Nice et Alpes-Maritimes

12 avril 2006

AU TOUR DE MONTEBOURG !

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PARIS (Reuters) - Le député socialiste de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg a apporté son soutien à Ségolène Royal, qui cache de moins en moins son intention de briguer l'investiture du PS pour l'élection présidentielle de 2007.

Favorite des sondages, la présidente de la région Poitou-Charentes a franchi un nouveau pas mardi soir : interrogée sur Canal+ par l'humoriste Jamel Debbouze dans l'émission Le Grand Journal, elle a reconnu qu'elle serait "probablement" candidate, "si ça reste comme ça".

"Je fais partie de ceux qui pensent que cette candidature a une utilité politique aujourd'hui", a pour sa part expliqué mercredi Arnaud Montebourg sur i-Télé.

A ses yeux, Ségolène Royal a notamment le mérite de briser "toutes les limites" d'un système politique qu'il juge "verrouillé depuis des années" et surnomme "Jurassic Park".

"Je serais très heureux qu'une femme puisse diriger la destinée de notre pays", a-t-il poursuivi, avant d'offrir indirectement ses services à la député des Deux-Sèvres.

"Nous avons besoin de construire un projet solide, durable qui réponde (aux) questions fondamentales pour notre génération", comme les réformes du modèle social ou le positionnement par rapport à la mondialisation, a-t-il dit.

"Ségolène devra apporter des réponses et en discuter avec tous ceux qui sont capables de porter une éventuelle candidature de rassemblement à gauche", a-t-il insisté.

Jusqu'à mardi, Ségolène Royal restait prudente, au moins sémantiquement, sur son éventuelle candidature à l'investiture du PS, mettant en avant son travail à la tête de la région Poitou-Charentes qu'elle a ravie à la droite au printemps 2004.

"POSSIBILITÉS NOUVELLES"

"Chaque chose en son temps", insistait-elle ainsi jeudi dernier sur le plateau du 20h00 de TF1, au terme d'une semaine médiatique faste qui la voyait en couverture de quatre hebdomadaires.

"Le courant que je sens vers moi me donne des possibilités nouvelles", a-t-elle reconnu mardi soir. "Je n'ai pas demandé ce qui m'arrive. C'est ça qui me donne une très grande force intérieure et une liberté de parole. Je veux garder cette liberté de parole jusqu'au bout."

Selon le dernier sondage Ifop pour l'hebdomadaire Paris Match, Ségolène Royal battrait le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, au second tour de la présidentielle. Il y a quatre mois, c'est lui qui l'emportait.

"Ces sondages ne me donnent que des devoirs d'être à la hauteur de cette confiance, ils ne me donnent aucun droit", a expliqué Ségolène Royal, qui s'est lancée dans une série de déplacements dans les fédérations socialistes.

Elle sera notamment à Brest jeudi, où le maire, François Cuillandre, devrait lui apporter son appui, puis à Metz samedi, avant un nouveau rendez-vous dans le Pas-de-Calais, où elle avait été fraîchement accueillie en février.

Cette envolée dans les sondages est accueillie avec scepticisme par une partie des dirigeants socialistes.

"J'ai toujours pensé que ce qui était le plus important c'était le projet", a déclaré mercredi l'ancienne ministre des Affaires sociales Martine Aubry.

Pour Laurent Fabius, ancien Premier ministre et candidat à l'investiture pour 2007, c'est "l'expérience" qui doit primer.

"Ce qui est important dans ce débat, ce n'est pas le caractère plus ou moins médiatique de tel ou tel", a-t-il estimé dimanche.

Posté par segoleneausud à 21:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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