LA VOIE "ROYAL"

Désirs d'avenir 06 - Nice et Alpes-Maritimes

30 août 2006

Royal-Hollande-Jospin : le match dans le match au PS

 

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Le premier secrétaire ou l'ancien premier ministre ne peuvent espérer être candidats qu'à la condition d'un affaiblissement de Ségolène Royal.

QUI JOUERA le match ? Avant la campagne interne, qui doit s'ouvrir le 4 octobre, dès le lendemain du dépôt des candidatures, une autre bataille doit avoir lieu. Ségolène Royal, Lionel Jospin et François Hollande en seront les principaux acteurs. C'est entre eux trois que se situe le choix final, estime un membre de la direction. La première parce qu'elle est populaire, le deuxième parce qu'il a l'expérience, le troisième parce qu'il a la légitimité de la fonction. Mais les trois ne seront probablement pas candidats en même temps.

L'ancien candidat à la présidentielle et l'actuel numéro un du PS, qui ne sont pas officiellement en campagne, ne pourront prétendre à l'investiture que si d'autres renoncent. Ou plus exactement si la favorite des sondages et des militants, Ségolène Royal, montre des signes de faiblesse. L'un comme l'autre aspirent à incarner le rassemblement des socialistes. L'un comme l'autre n'entendent pas être candidat pour perdre en interne, surtout Lionel Jospin, qui a été humilié lors de la présidentielle de 2002. En ce qui concerne François Hollande, enfin, personne n'imagine qu'il se présente contre sa compagne.

Mais, quelle que soit leur décision finale, en laissant ouverte la question de leur candidature, François Hollande et Lionel Jospin imposent une idée : celle de Ségolène Royal, aujourd'hui favorite, n'est pas la seule possible. C'est pour contrer cette mise en doute que le député de l'Essonne, Julien Dray, l'invitait, dans Le Monde, à continuer jusqu'au bout : «C'est son devoir. C'est aussi le respect qu'elle doit à tous ceux qui la soutiennent.» Jusqu'à présent, Ségolène Royal a expliqué qu'elle ne sera candidate que «si elle est la mieux placée».

Éventuelles sur le papier, les candidatures de Hollande et Jospin sont plus difficiles à mettre en actes. Si les partisans de l'ancien premier ministre semblent très déterminés pour soutenir sa candidature, lui apparaît plus réservé, si l'on en croit le contenu de son intervention devant ses amis vendredi soir à huis clos, dévoilée hier par Les Échos. «Au-delà du mouvement que vous portez, je suis amené à regarder de la façon la plus lucide que possible ce qui peut se passer à la fois dans le parti, autour de ses militants et dans l'opinion, a-t-il déclaré. Je ne suis pas sur la thèse qu'il suffirait d'un geste, d'un acte, d'une décision pour que les choses changent. Je ne veux pas vous conduire à l'échec.»

Même ambivalence entre le jeu de Hollande, qui maintient l'incertitude sur sa candidature, et le souhait de ses partisans. «Je dois admettre cette hypothèse si elle permet de trouver une solution. Elle ne doit en aucune manière être un problème», a-t-il déclaré hier sur RMC. Ses partisans estiment cependant qu'il a «des cartes à jouer». Pour eux, le sommet de la gauche, prévu en septembre, pourrait lui permettre d'imposer son autorité en devenant l'artisan du rassemblement de la gauche.

L'espace est plus qu'étroit pour le premier secrétaire, veulent croire ses rivaux. Sa candidature est une «fable», a expliqué l'ancien premier ministre Laurent Fabius à ses amis qu'il réunissait dimanche matin. Septembre est un «mois de dupes», estime le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, qui ne croit pas que Lionel Jospin ou François Hollande puissent trouver un espace. Candidats d'ores et déjà déclarés, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius ne se plaignent pas de voir Hollande et Jospin interroger, de fait, la candidature Royal. Ils espèrent en tirer profit lors de la campagne interne, en octobre.

Posté par segoleneausud à 13:02 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Il faut que les dits "éléphants" arrêtent leur cirque. Cela devient ridicule et donne une bien triste image du PS. Le jeu des petites phrases, des croche-pattes est agaçant. Que d'égo, d'appétit de pouvoir de tous ces hommes qui semblent ne pas supporter la possibilité qu'une femme soit mieux placée qu'eux. On a l'impression que certains préfereraient perdre en désignant un candidat manquant de charisme plutôt que de la voir gagner !!! Triste.
    Allez Ségolène et les représentants du 06, il faut tenir bon contre ces tentatives de déstabilisation...
    Stéphane.

    Posté par stéphane, 30 août 2006 à 22:48

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