LA VOIE "ROYAL"

Désirs d'avenir 06 - Nice et Alpes-Maritimes

25 septembre 2006

Comment donner envie à tous les salariés d’adhérer à un syndicat ?

desirsdavenir

Chers amis,

Le 19 septembre dernier à Bondy, Ségolène Royal a lancé le coup d'envoi des débats participatifs !

Ces débats participatifs sont d'un type nouveau:  ils sont ouverts sur le site Désirs d'Avenir, mais aussi animé par les 430 Comités locaux de Désirs d'avenir et les membres du Conseil d’animation politique,
auxquels elle a demandé d’organiser des débats, dans la forme de leur choix.

Le premier débat participatif :

Comment donner envie à tous les salariés d’adhérer à un syndicat ?

Ségolène Royal a décidé d’ouvrir un premier débat participatif sur cette question, à ses yeux essentielle pour renouer avec la croissance, rééquilibrer le rapport entre le travail et le capital et revitaliser le
dialogue social.

Ce débat participatif est d'un type nouveau: il est ouvert sur le site desirsdavenir.org, mais aussi animé par les 430 Comités locaux de Désirs d'avenir et les membres du Conseil d’animation politique. Rendez vous
dans trois semaines sur son site pour le bilan et la synthèse de ce débat.


Lire l'introduction au débat par Segolène Royal:

http://desirsdavenir.org/list.php?89

Les autres débats participatifs :

- Comment la République peut-elle tenir sa promesse égalitaire dans l'éducation ?
- La préparation en France et en Europe de l'après-pétrole et l'excellence environnementale

INTERNAUTES DE TOUTES LES ALPES-MARITIMES,

A VOS CLAVIERS, LA PAROLE EST A VOUS SUR NOTRE BLOG !

Chaise

Posté par segoleneausud à 07:10 - Commentaires [7] - Permalien [#]

Commentaires

    je démarre

    ça existe plus ou moins déjà, mais il faut consolider la formule :

    donner une voix délibérative aux syndicats dans les Conseils d'administrations, en faisant en sorte qu'ils s'en servent pour relayer la volonté des salariés, laquelle se sera préalablement exprimée par un vote ouvert aux seuls salariés syndiqués.

    Une forme de démocratique représentative renforcée au sein des entreprises.

    Posté par Olivier, 25 septembre 2006 à 09:01
  • mieux protéger

    dans les entreprises, particulièrement les P.M.E, il y a toujours eu une chasse aux syndicats ..pour qu'un employé ou un ouvrier ait envie de se sydicaliser, il faudrait sans doute lui garantir des droits à peu près semblables à celui du délégué du personnel ou du délégué syndical, le mettant à l'abri des menaces de licenciement.
    Il faudrait aussi que les syndicats puissent former
    leurs adhérents aux pratiques de la négociation, pour que ces derniers soient mieux armés dans l'entreprise.

    Posté par philippe, 25 septembre 2006 à 18:05
  • il est vrai que...

    Je ne vais pas me faire des amis, mais il est vrai que, avec des syndicats comme la CGT ou FO, je comprends les salariés qui refusent de se syndiquer...

    Posté par Olivier, 26 septembre 2006 à 09:53
  • CGT

    Le commentaire d'Olivier me fait intervenir.

    On comprend mieux en le lisant l'importance qu'il y a à redonner aux syndicats leur vraie place.

    Cracher ainsi sur la CGT et sur FO de façon générale et abstraite est la preuve d'un manque total de réflexion, et une complaisance béate dans le slogan conformiste.

    Tout le monde a ses petites histoires exemplaires sur le comportement de tel syndicat en telle occasion, ou mieux encore sur le comportement de tel syndiqué ou tel représentant syndical, et à partir de l'histoire croustillante et minuscule, on jette l'eau du bain, le bébé, et tout le dialogue social à la poubelle.

    J'ai aussi mes petites histoires, j'en ai même d'édifiantes. En bien et en mal. Je n'ai pas besoin d'exemples qui tuent pour penser qu'un syndicalisme puissant et si possible uni, est une des rares conditions fondamentales pour que notre vie change.

    C'est même plus important que la personnalité qui sera présidente.

    Et puisqu'il est question de la CGT, je demande à toute personne de bonne foi d'observer les efforts de Bernard Thibault et de son équipe pour redonner à leur syndicat sa vraie place, notamment aux côté des salariés du privé et des salariés des PME, qui en ont bien besoin.

    Les syndicats cheminots et électriciens, les syndicats de la poste et de l'éducation nationale ont fait leur temps. Ils sont probablement encore utiles, certes, mais ce ne sont pas eux qui vont changer le monde, et c'est un euphémisme.

    Cessons de taper sur tous les galériens qui militent dans le privé et dans les PME, au risque de leur emploi et de leur carrière, en particulier à la CGT.

    C'est nettement moins risqué ailleurs, c'est encore moins risqué dans son fauteuil à cracher.

    Posté par andrem, 26 septembre 2006 à 12:01
  • j'y reviens

    Je me permets une petite mise au point, je n'ai "craché" sur quiconque, et mon propos n'avait rien d'insultant.

    Il visait encore moins à critiquer "les galériens qui militent dans le privé et dans les PME, au risque de leur emploi et de leur carrière, en particulier à la CGT".

    A bien des égards la CGT est "utile" et défends avec vigueur les intérêts des salariés qu'elle représente.

    Mais il faut admettre aussi que son ancrage idéologique, et un certain sectarisme, ne sont pas de nature à la rendre, précisément, plus représentative qu'elle n'est.

    Posté par Olivier, 26 septembre 2006 à 12:35
  • Susceptibilité

    1°) Le mot cracher n'est pas choisi au hasard. Et si tel n'est pas l'intention de l'émetteur, dont acte, tel est le ressenti du receveur, que du reste je ne suis pas; mais je les connais bien, ces sans grades qui se battent, et qui sont devenus extraordinairement susceptibles depuis le temps qu'ils s'en prennent de droite et de gauche, y compris à l'intérieur de leur famille.

    Il n'est que de voir comment ils furent traités lorsqu'ils n'ont pas défendu le NON à l'Europe avec toute la vigueur qu'on exigeait d'eux.

    Voilà pourquoi je demande que l'on fasse très attention aux généralisations hâtives, et je prends acte avec tranquillité de la rectification.

    Quant à l'ancrage idéologique, il est exactement comme le mois de mars de Pierre Desproges. D'une part, il me semble qu'ailleurs il est d'autres ancrages idéologiques autrement plus accrochés, d'autre part, il est certain que sans ancrage ou du moins sans repères et sans idéaux, plus rien ne vaut quoi que ce soit et ne reste plus qu'à se faire sauter dans la foule. Certains le font.

    Alors, ancrage ou pas ancrage, à choisir je préfère la terre ferme. Comme un cul-terreux poitevin que je ne suis pas non plus, mais d'où je viens. D'autres disent gascon.

    Posté par andrem, 26 septembre 2006 à 14:54
  • Inciter à l'adhésion

    Je suis un ingénieur retraité, (Fédé 06) adhérent PS de mai 2006 "pour Ségolène", ancien syndicaliste militant CFE/CGC (Secrétaire CE multinationale, CCE, Caisse de retraite AGIRC, etc).

    Je voudrais d'abord que la gauche contre-attaque la droite quand elle taxe les syndicats de non-réprésentativité.
    Encore faudrait-il définir la représentativité...

    Pour les salariés : salariés syndiqués/ total salariés ?
    Faible, certes.

    Mais alors pour les partis politiques : électeurs encartés/total electeurs ?
    Faible aussi, et ne les autorisant pas à donner des leçons.

    Mesurons-là plutot ainsi :
    - pour les syndicats, lors des prudhomales, par le ratio voix obtenues/salariés inscrits
    - pour les partis, lors des législatives, par le ratio voix obtenues/électeurs inscrits

    Ensuite, on pourrait créer un chèque syndical nominatif obligatoirement remis chaque année par l'entreprise à chaque salarié.

    Ce chèque aurait deux volets, chacun d'un montant fixé par la loi :
    - sur le premier serait indiqué par le salarié le nom du syndicat qu'il choisit
    - sur le second le nom et l'adresse du salarié.

    Le salarié le souhaitant remettrait le chèque au syndicat de son choix, qui encaisserait le premier volet, enregistrerait l'adhésion et validerait le deuxième volet que le salarié encaisserait.

    Il y aurait donc incitation à l'adhésion, mais elle resterait non obligatoire (et anonyme vis-àvis de l'employeur).

    Les montants débités à l'entreprise pourraient donner lieu à un crédit d'impôt.

    Par ailleurs, il serait souhaitable d'améliorer l'administration des élections prud'homales, pour limiter l'évaporation d'électeurs imputable à certaines PME.

    Posté par René ALBERT, 28 septembre 2006 à 10:19

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