LA VOIE "ROYAL"

Désirs d'avenir 06 - Nice et Alpes-Maritimes

29 septembre 2006

L'élue des sondages sur la voie royale

Segolene_Royal_et_presidentiables

Les militants PS choisiront leur candidat le 16 novembre, sans Lionel Jospin. Son retrait de la course renforce le statut de favorite de Ségolène Royal.

Par Jean-Dominique MERCHET, David REVAULT D'ALLONNES - QUOTIDIEN : Vendredi 29 septembre 2006 - 06:00

L'impasse Jospin débouche-t-elle sur le boulevard Royal ? A vingt-quatre heures de l'ouverture du dépôt des candidatures, il est encore trop tôt pour le savoir. Dans l'avion qui la ramenait de Dakar, mercredi soir, Ségolène Royal s'affirmait «préparée à toutes les configurations», quel que soit le nombre de candidats. Mais ses partisans ne cachaient pas, hier, leur satisfaction après le retrait de la course de l'ancien Premier ministre.

«L'éloignement définitif de Jospin est une très bonne nouvelle et un premier pas décisif vers la rénovation du Parti socialiste, se réjouit Arnaud Montebourg, porte-parole de la candidate. Nous sortons du formol de 2002 pour aborder enfin la question de l'avenir.» «Si Jospin était monté sur le ring, il aurait cogné fort et je me demande dans quel état nous serions ressortis collectivement de cette campagne», ajoute Jean-Pierre Masseret, président de la Lorraine.

Nombreux sont les socialistes à pronostiquer une campagne interne empreinte d'une plus grande urbanité. «Place aux vrais débats. Les personnalités vont s'effacer devant les projets», se réjouit-on chez les partisans de Dominique Strauss-Kahn. «Cette décision va permettre d'apaiser le débat interne dans les six semaines à venir, diagnostique le patron d'une grande fédération. Il est sage et responsable que Jospin n'ait pas été embarqué dans une candidature de division...»

L'abdication de l'ancien Premier ministre a-t-elle donc radicalement changé la donne ? «Cela modifie le climat de la campagne, mais pas les rapports de force. Avec le candidat Jospin, les déchirements auraient été plus profonds, et la dramatisation de la confrontation porteuse de davantage de divisions», précise un élu proche de Ségolène Royal. La preuve : chez Laurent Fabius comme chez DSK, le retrait est accueilli avec joie, une fois prononcées les politesses d'usage sur le retrait de Lionel Jospin. Claude Bartolone (pro-Fabius) et Jean-Christophe Cambadélis (pro-DSK) partagent à peu près la même analyse. «Ce que Jospin va désormais dire contre Ségolène sera beaucoup plus audible par les militants», affirment-ils en substance. En espérant, de bonne guerre, que cela profitera à leur héros. En ce qui concerne d'éventuels reports de voix, en revanche, l'incertitude demeure. «Ce que va dire Jospin va-t-il avoir une influence décisive au-delà de son entourage proche ?» s'interroge, dubitatif, François Miquet-Marty, directeur des études politiques de l'institut de sondage LH2.

Dans l'entourage de la députée des Deux-Sèvres, on reste très serein. Ses soutiens à la direction du parti s'attendent même à une élection dès le premier tour, le 16 novembre. Son camp s'est encore renforcé hier avec le soutien officiel de l'ancien Premier ministre Pierre Mauroy et d'une centaine de responsables socialistes du Nord... à l'exception de Martine Aubry. Face à ces ralliements, Jean-Christophe Cambadélis fait contre mauvaise fortune bon coeur : «Sur la base des sondages, l'appareil est en train de faire mouvement vers Ségolène Royal, qui va finir par apparaître comme la candidate des éléphants socialistes ! Il n'est pas sûr que cela plaise aux militants.» Cruelle ironie,  alors que la favorite des sondages avait construit sa popularité contre l'appareil du parti...

Exit Jospin, donc, après que s'est éloignée l'hypothèse d'une candidature de François Hollande. Même si Jack Lang ne renonce pas encore totalement, il ne reste réellement que trois candidats de poids pour l'investiture présidentielle. Trois candidats qui, dans un jeu désormais clarifié, incarnent trois cultures politiques différentes (lire ci-contre). «Une sociale-populiste qui joue l'opinion, un social-démocrate et une ligne de gauche socialiste», résume Jean-Christophe Cambadélis. Les candidatures devront être enregistrées entre samedi matin et mardi après-midi. D'ici là, Dominique Strauss-Kahn s'exprimera aujourd'hui dans sa commune de Sarcelles (Val-d'Oise) et Ségolène Royal le fera ce soir à Vitrolles (Bouches-du-Rhône). Laurent Fabius attendra dimanche, au cours d'une réunion avec les militants dans le Gers.

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/207505.FR.php

Posté par segoleneausud à 05:37 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    déclaration de candidature

    N'ayant pas eu la chance d'aller à Vitrolles hier, je viens d'écouter et de voir la vidéo de son discours; remarquable à tous égards et à voir et faire voir le plus possible, les médias se contentant de choisir quelques mots hors de leur contexte.
    Cela nous fait oublier un moment les rancoeurs de Lionel, ou les propos indignes de Claude Allègre.
    Elle peut être présidente, si nous le voulonsQu'elle soit notre candidate dès le 16 novembre.

    Posté par philippe, 30 septembre 2006 à 10:46
  • OUI PHILIPPE

    C'EST AU 1ER TOUR QUE NOUS DEVONS RENFORCER NOTRE DETERMINATION EN VOTANT "SEGOLENE " ET EN PROUVANT AISSI QUE LA GAUCHE A CES IDEES ET N'EN CHANGE PAS AU GRES DU TEMPS.

    ENSEMBLE NOUS DEVONS SAVOIR CONVAINCRE LE RESTE DES FRANCAIS

    Posté par macha.06, 02 octobre 2006 à 13:14

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