LA VOIE "ROYAL"

Désirs d'avenir 06 - Nice et Alpes-Maritimes

19 octobre 2006

La Lettre

"La lettre" n°23 - Jeudi 19 octobre

Pari tenu

Ségolène Royal, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn ont exposé mardi soir pendant plus de deux heures leurs approches pour l'emploi, le pouvoir d'achat ou la croissance.

“Je suis candidate pour faire gagner la gauche et ensuite pour faire réussir la France. Il s'agit de mettre fin au désordre des choses : désordre de la précarité, de l'environnement, de la baisse du pouvoir d'achat, de l'anarchie financière.. C’est un ordre économique, social et environnemental juste que je veux construire avec les Français » a expliqué Ségolène Royal, affirmant d’emblée : “Je n’ai pas aujourd’hui réponse à tout, ce que je veux c’est redonner du sens, redonner une cohérence pour que chaque Français (..) comprenne sa place dans l’entreprise et dans la société”.

« C’est une bonne illustration de la démocratie participative » a expliqué Ségolène Royal à l’issue du débat. « Pour que les Français aient leur mot à dire, sur les sujets qui les concernent, il faut prendre le temps de leur expliquer. C’est ce que j’ai cherché à faire ce soir. Je me suis adressée aux Français, bien sûr aux militants socialistes, mais à bien d’autres citoyens”.

Pour Gilles Savary, « la démocratie française a passé un cap, pour la première fois on a des primaires publiques, organisées de façon très digne. Au-delà, on a constaté un changement de génération politique à gauche. On a vu une figure prodigue, Laurent Fabius, distribuant beaucoup de promesses magistrales, une figure technicienne rigoureuse, Dominique Strauss-Kahn, et une vision d’avenir pour la France nourrie des choses de la vie, sans concessions, un nouveau souffle”.

Jean-Louis Bianco, de son côté, a « trouvé le débat de très bon niveau, de bonne tenue, et faisant honneur à nos trois dirigeants. C’était peut-être un peu long. On disait que Ségolène Royal serait en difficulté, qu’elle serait moins bonne, mais elle a été au moins aussi bonne que les autres, elle a la stature, elle est plus précise, plus concrète, elle a une vision du XXIe siècle”.

Pour Arnaud Montebourg, "on a expliqué pendant plusieurs semaines que Ségolène Royal n'avait aucune idée, aucune conviction, qu'elle était une espèce de bulle de savon. Or, nous avons une future présidente de la République avec des convictions, qui part de la réalité pour construire des réponses différentes. Nous avons là une candidature différente et supérieure aux autres".

Deux autres débats télévisés seront organisés d’ici le 16 novembre : le 24 octobre ( questions de société et environnement) et le 9 novembre (questions européennes et internationales).

La vidéo de l'intégralité et le texte intégral du premier débat télévisé pour l’investiture
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=actualites&actu=210

Voir aussi : Revue de presse : retour sur le premier débat pour l'investiture
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=actualites&actu=212


Deux nouveaux débats participatifs : « excellence environnementale » et « promesse républicaine d’égalité éducative »

Ségolène Royal avait annoncé l’ouverture de trois grands débats participatifs.
Le premier, consacré au syndicalisme (“Comment donner envie à tous les salariés d’adhérer à un syndicat ?") est ouvert depuis un mois. Premiers résultats : plus de 800 contributions sur le site et une centaine de réunions-débats à l’initiative de comités locaux Désirs d’avenir.
Comme le premier, ces deux débats participatifs se déroulent en ligne, sur le site Désirs d’avenir, mais aussi dans les comités locaux Désirs d’avenir, avec les élus et militants socialistes. Citoyens et associations sont invités à y participer.

Chaque débat dure quelques semaines.
Il donne lieu à des synthèses publiques.
En cours de débat, ou à leur issue, Ségoléne Royal exposera ce qu’elle a retenu du débat (« ce que je retiens »).


Débat participatif n°2 : Comment réaliser la promesse républicaine d’égalité éducative ?

Notre système éducatif a réussi une généralisation impressionnante. Bien souvent, il réussit encore à résister, au quotidien, à une société où la compétition est rude, la culture négligée, et les rapports humains distendus.
Pourtant, il bute aujourd’hui sur un véritable problème, cause du désarroi de nombreux enseignants, parents et élèves : dans une société confrontée au chômage de masse, qui touche tout particulièrement les plus jeunes, l’égalité des chances n’a pas progressé. C’est le sens même de l’école de la République qui en est atteint.
Nous voulons que l’école, avec la culture et les valeurs qu’elle véhicule, avec son rôle social, reste l’un des socles de notre société. Nous devons donc réussir à restaurer cette fonction d’égalité de tous devant l’éducation.
Je vous propose d’ordonner nos débats autour des quatre questions suivantes :
1. Pourquoi la massification n’a-t-elle abouti qu’à une démocratisation en trompe l’œil ?
2. Comment aider tous les enfants à faire une bonne scolarité?
3. Comment réformer les Zones d’Education Prioritaire ?
4. Comment guider les enfants dans la modernité

http://www.desirsdavenir.org/debats/list.php?93


Débat participatif n°3 : Excellence environnementale et après-pétrole.

En ce début de 21ème siècle, notre planète est frappée par une crise environnementale sans précédent. (…)

Les premières victimes, en France comme partout dans le monde, sont toujours les plus faibles et les plus pauvres, comme la canicule de 2003 et l’ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans l’ont encore démontré. C’est pourquoi, la France doit s’engager résolument, sur son territoire et dans son action européenne et internationale, sur la voie de l’excellence environnementale et dans la préparation de l’après pétrole.

La droite, depuis 2002 s’est contentée de beaux discours alors qu’elle a diminué drastiquement les crédits de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Elle a aussi supprimé les subventions à la création de lignes de tramway au moment ou le prix de l’essence augmentait, ce qui est une aberration aussi bien écologique, sociale qu’en matière de recherche et d’innovation.

Ainsi, la Suède s’est donné comme objectif « zéro pétrole » en 2025. Le Brésil s’est lancé dans l’utilisation à très grande échelle des biocarburants et notamment de l’E85. (…)

Lorsqu’elle se sera, à son tour, engagée dans la voie de l’excellence environnementale, la France devra entraîner avec elle ses partenaires européens, pour proposer des solutions nouvelles aux pays en développement.

Je vous propose d’ordonner nos débats autour des quatre questions suivantes :

1. Comment diminuer radicalement nos émissions de gaz à effet de serre ?
2. Comment préparer efficacement l’après pétrole et la transition énergétique ?
3. Comment sauvegarder la biodiversité en France et dans le monde ?
4. Comment lutter plus efficacement contre les pollutions de toute nature ?


http://www.desirsdavenir.org/debats/list.php?94


“L'Etat manque à sa parole en Outre-mer”

Ségolène Royal a passé trois jours à la Réunion pour “écouter et voir” les problémes de l’Ile et, au delà, ceux des départements d’outre-mer.

Elle a conclu cette visite, vendredi soir par un meeting à Saint-Joseph, dans le sud de l'île. Devant un gigantesque fond bleu frappé du slogan "Alon bouge ensamb avec Ségolène", Ségolène Royal a évoqué un "pacte social rompu". Logement, emploi, éducation, santé publique : “l'Etat ne tient pas ses engagements envers l'Outre-mer. La régionalisation exige le maintien d'un Etat fort.

La suite;
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=actualites&actu=208

Comment participer ?

Prendre part aux débats participatifs sur le site.
http://www.desirsdavenir.org/

Rejoindre l’un des 612 comités locaux Désirs d'Avenir dans votre ville ou votre département.
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=comites

Adhérer ou faire un don à Désirs d'Avenir
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=adherer

Posté par segoleneausud à 12:55 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    Nous sommes plusieurs infirmières de l'hopital Pasteur, adhérentes à un syndicat représentatif, qui avons décidé de vous rejoindre. Nous avons écouté le premier débat et ségolène est la seule à avoir abordé avec courage et lucidité la question des 35 heures. Dans la fonction publique aussi, cela s'est traduit par une augmentation des cadences, sauf qu'il ne s'agit pas de cochons qu'on abat mais de malades qu'on soigne. Jamais les moyens n'ont été donné à l'hopital pour appliquer les 35 heures. Ce qui a été éxigé du privé en matière de création d'emplois ne l'a pas été dans nos hopitaux. Pour l'essentiel les 35 heures n'ont pas abouti à des créations d'emplois. C'est la première qui ose dire que les infirmières ont été les perdantes des 35 heures comme les aides soignantes d'ailleurs. La flexibilité a pénétré à l'hopital et l'autre soir un syndicaliste confirmé nous expliquait comment à l'époque DSK qui veut aujourd'hui les généraliser a empèché quand il était ministre des finances Martine Aubry de réussir les 35 heures à l'hopital. Tout le mond elui en veut aujourd'hui à elle. C'est elle qui endosse cette réforme qui a fait tant de mal à l'hopital mais le vrai responsable c'est lui, qui a bloqué les budgets en tant que ministre des finances pour empècher les créations de postes. Rapprochez vous du milieu hospitalier, vous avez beaucoup de voix et de soutien à prendre.

    Posté par infirmières, 19 octobre 2006 à 15:28
  • Les 35h

    Je suis cadre dans une une association de 5 salariés. Les 35 heures ont été appliquées strictement pour les 4 personnes qui travaillent avec moi. Nous n'avons pas embauché, et c'est donc moi qui fait le travail qui n'est plus fait par mes collègues....Suis-je pour autant contre les 35heures?....Non...Si des postes à l'hôpital n'ont pas été créés depuis 6 ans...c'est tout de même plus de la faute de Raffarin et Villepin que de la faute de Jospin, Aubry et DSK....!!!!! Lorsqu'en 1936, les salariés ont bénéficié de leur première semaine de congés payés, ne croyez-vous pas qu'il y a eu, certainement aussi, un sacré branle bas de combat....puis avec le temps les choses se sont aplanies...Pour constater les effets positifs d'une réforme telle que les 35 heures il faut se positionner à + 10 ou 15 ans....Je connais énormément de personnes (certes pas à l'hôpital) qui sont parfaitement heureuses d'être passées aux 35 h (80% des salariés interrogés tout de même!), je connais également énormément de personnes qui travaillent plus grâce aux 35 h (les hôteliers, les parcs de loisirs....). C'est quand même incroyable de rendre seul dsk responsable de l'échec des 35 h à l'hôpital alors que çà fait 5 ans que nous subissons des restrictions budgétaires dans tous les secteurs de la fonction publique.
    Sous prétexte qu'une réforme n'est pas allée au bout de sa logique (car stoppée nette par un changement de gouvernement) on serait prêt à remettre en cause tout le principe....?....

    Posté par nathalie, 20 octobre 2006 à 23:08

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