LA VOIE "ROYAL"

Désirs d'avenir 06 - Nice et Alpes-Maritimes

25 octobre 2006

Comment donner envie à tous les salariés d'adhérer à un syndicat

desirsdavenir

Le mardi 10 octobre 2006 au siège de la Fédération du Parti Socialiste à Nice, le Comité de Soutien des Alpes Maritimes de Ségolène ROYAL "Désirs D'avenir 06" a organisé sa première réunion thématique : « Comment donner envie à tous les salariés d'adhérer à un syndicat ».

Plus de cent personnes avaient répondu présentes à cette invitation et la grande salle de la fédération était, une fois encore, trop petite pour accueillir tous les participants. Nous nous excusons auprès de ceux qui n’ont pu trouver de place.

Rémy Lebas de Lacour, Secrétaire départemental de la CFDT, nous a fait l'honneur de participer très activement à nos débats. Le Président de l'UNSA des Alpes Maritimes retenu hors du département nous avait demandé d'excuser son absence.

Le débat a été ouvert par Valérie NUCERA Présidente du Comité de soutien "Désirs d'Avenir 06".

Marc ORSATTI, Président  de l'Union des Elus Socialistes et Républicains des Alpes Maritimes, Conseiller municipal de Saint-Laurent du Var a rappelé que Ségolène ROYAL avait lancé le 19 septembre à Bondy le coup d'envoi des débats participatifs, dont le but était de permettre à  tous de s'exprimer sur une question de société.

Ségolène ROYAL a la volonté de faire vivre ce concept de démocratie participative qui permet d'enrichir le débat, d'apporter des réflexions nouvelles pour trouver des réponses concrètes et partagées sur des questions qui interpellent nos concitoyens.

1. Une première synthèse des messages des internautes sur le site "Désirs D'Avenir" a été présentée. En voici les grandes lignes à savoir :

- Seulement 8% d'adhérents pour l'ensemble des syndicats en France, le plus grand bataillon demeurant celui des non Syndiqués qui regroupe 92% des salariés. 

- Les départs massifs à la retraite vont entraîner une hémorragie qui va toucher l'ensemble des centrales syndicales. Chaque organisation a pris conscience de ce problème, et le développement syndical est devenu une priorité pour tous.

- La confiscation du pouvoir par un nombre limité de personnes avec la mise en cause de la démocratie interne et le renouvellement qui favorise  les équipes syndicales déjà en place.

- La crédibilité des responsables syndicaux qui doivent favoriser un syndicalisme de propositions et de négociations et pas seulement un mouvement de contestation contre le patronat.

- Les syndicalistes doivent être à l'écoute et proches des revendications collectives des salariés, au regard des conditions de travail qui se dégradent, et des attentes du monde du travail qui évoluent. Les responsables syndicaux semblent ne pas toujours prendre conscience des difficultés quotidiennes des salariés.

- Les syndicats doivent prendre le temps de faire de la démocratie interne, de demander l'avis des salariés avant de signer un accord qui engage le devenir du monde du travail.

- Le prix des cotisations est trop élevé, il est nécessaire de mettre en place un système de chèque syndical avec une participation de l'employeur, et une réduction fiscale plus importante.

- Il est important d’avoir le sentiment que les syndicats n'ont pas un rapport de force défavorable avec l'employeur, et qu'ils peuvent changer ou faire évoluer les problèmes des salariés, ainsi que leur vie au travail dans l'entreprise.

- Certaines personnes avouent avoir ressenti un sentiment d'abandon lorsqu'ils ont sollicité leur syndicat pour gérer une situation complexe.

- La division permanente des syndicats est mis en évidence, et beaucoup prônent que l'Union est nécessaire afin d'affronter le MEDEF.

- Certains proposent un élargissement du champ syndical plus représentatif de l'évolution de la société. Les syndicats sont trop corporatistes et ne tiennent pas compte de l'intérêt général, il faut négocier des droits nouveaux, en particulier pour les jeunes salariés.

- La comparaison est faite avec les syndicats forts et puissants d'Europe du Nord capables d'imposer une véritable politique contractuelle à leur gouvernement.

2.  Quelques propositions de nos internautes recueillies sur le blog ou directement sur la messagerie de notre Comité local, rejoignent les idées évoquées dans les contributions publiées sur le site national :

- Au moment de  l'embauche dans chaque entreprise, le salarié devrait être destinataire de sa convention collective et des coordonnées de ses responsables syndicaux. 

- L’idée de rendre l'adhésion obligatoire par l'intermédiaire d'un chèque syndical avec un financement partiel de l'entreprise est évoquée. Faire entrer cela dans les cotisations sociales à affecter au syndicat choisi. L’adhésion obligatoire serait très favorable dans les PME et donnerai du poids à la signature des syndicats. 

- Il est indispensable de créer des conditions d'une véritable démocratie interne dans chaque organisation syndicale avec l'élection au suffrage direct des responsables syndicaux par l'ensemble des adhérents.

- La formation pour tous les élus et responsables syndicaux doit être rendue obligatoire.

- Il faudrait créer les conditions d'un référendum interne à l'entreprise avant de signer un accord de branche ou une nouvelle convention collective.

- La représentation syndicale dans les PME et PMI doit être  favorisée par la mise en place de responsables syndicaux par sites ou zones géographiques.

- comment protéger les nouveaux syndiqués ? en leur conférant des droits similaires au délégué syndical, ou délégué du personnel, particulèrement dans les p.m.e, où ils ont peur d’être victimes de la vindicte patronale.

- La période 2007-2012, doit être  propice au recrutement des jeunes en se fixant l’objectif d’un taux de syndicalisation de 30%

3. Après un débat de plus de deux heures qui a permis un échange riche et fructueux en termes de constat et de propositions des idées nouvelles ont été mis en évidence :

- Les syndicats doivent avoir plus de pouvoir au sein de l’entreprise (Comité d’entreprise et conseil d’administration) avec un droit de veto pour éviter des choix budgétaires et des stratégies commerciales dangereuses, qui débouchent trop souvent sur des licenciements économiques, voire des délocalisations.

- supprimer le monopole des syndicats « représentatifs » pour ouvrir à SUD, à l’UNSA, aux 10.

- Un droit d’alerte doit être institué afin d’éviter la dégradation des conditions de travail en renforçant les droits des comités d’hygiène et de sécurité et des conditions de travail.

- Il est indispensable de favoriser l’implantation de la représentation syndicale dans les  petites entreprises.

- Il est suggéré de créer des maisons des syndicats dans les communes afin de favoriser les liens avec les salariés

- La juridiction prud’homale unique au monde doit être pérennisée afin de confirmer le droit des salariés et éviter les dérives de certains employeurs.

- Le pouvoir du conseil économique et social au niveau des régions devrait être amplifié afin de favoriser l’emploi, l’aménagement, des territoires et renforcer la présence des syndicats dans cette instance

- Faire du conseil économique et social national un nouveau sénat.

- La généralisation des 35 heures au niveau des PME et PMI ne peut passer que par la condition d’un véritable pouvoir de négociations aux syndicats.

- Il est inévitable de mettre en place des stratégies afin de favoriser l’adhésion des jeunes salariés, pour qu’ils prennent conscience des enjeux de l’entreprise.

- Rendre obligatoire une conférence annuelle, au cours de laquelle serait abordée la négociation sur les salaires, le développement de l’emploi, les conditions de travail, et l’adaptation des plans de formation.

La richesse du débat et la pertinence des propositions ont permis d’aborder cette thématique sur le développement syndical d’une façon très encourageante.

La densité des interventions fut telle, que certaines propositions ont pu être oubliées dans cette synthèse, si tel était le cas, nous nous en excusons par avance auprès des participants.

Au moment où la pertinence du dialogue social est plus que jamais évoquée par les candidats socialistes à l’investiture, nous sommes fiers que Ségolène Royal ait tenu précisemment à démarrer cette démarche de démocratie participative dans les comités locaux, par ce thème incontournable du syndicalisme.

Le thème du prochain débat sera « Comment réaliser la promesse républicaine d’égalité éducative ? »

Nous sommes persuadés que vous serez aussi nombreux à y participer, à apporter vos avis, vos idées et vos contributions avec le sérieux et la qualité que nous avons constatés à l’occasion de ce premier débat, et dont nous vous remercions.

Ségolène Royal est particulièrement attachée à la démarche de démocratie participative, donnons lui raison !

A bientôt

Le Comité Désirs d’Avenir 06

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Posté par segoleneausud à 18:48 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Synthèse débat

    Ont été oubliés deux propositions que j'ai faite : la lère (reprise d'alleurs par D.A)de mieux protéger les syndiqués , particulièrement dans les P.M.E, pour leur éviter brimades et licenciement.
    ) ma proposition de se fixer l'objectif de passer d'un taux de syndicalisation de 8 à 30% durant la mandature.
    Je regrette infiniment cet oubli qui cependant ,avant synthèse écrite, avait été signalé..
    Inquiétant? non, vérifier sa vue et ses oreilles, périodiquement, voilà un remède!

    Posté par philippe, 26 octobre 2006 à 07:37

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