LA VOIE "ROYAL"

Désirs d'avenir 06 - Nice et Alpes-Maritimes

24 novembre 2006

Ségolène Royal à guichets fermés à la "Mutu" dimanche

AP | 23.11.06 | 19:19

PARIS (AP) -- Ce sera sa consécration, une semaine et demie après sa large victoire: Ségolène Royal sera officiellement adoubée candidate du parti socialiste pour la présidentielle dimanche à la Mutualité, lors d'un congrès exceptionnel d'investiture. Une cérémonie "émouvante" au dire même de la première candidate de l'histoire du PS, avec mise en scène raffinée.

Un "sacre" réservé à quelque 2.000 "happy few" triés sur le volet, avec carton d'invitation exigé: la candidate jouera à guichets fermés. "Il y aura des camarades d'Ile-de-France dehors", admet un membre de la direction du PS "ségoléniste". Pas question de folie des grandeurs, explique-t-il, soulignant que la "Mutu" a été réservée de longue date: "Si vous me demandez si on a la capacité de mettre 50.000 personnes dans un stade pour applaudir Ségolène oui, mais c'est un congrès!"

De la liste des invités à l'ordre de passage des orateurs, chaque détail de la réunion a donné lieu à des discussions serrées. C'est le patron de la fédération PS de Paris Patrick Bloche qui ouvrira les travaux à 10h, suivi du maire de Paris Bertrand Delanoë. Le N2 du PS François Rebsamen -pressenti pour devenir directeur de campagne- proclamera officiellement les résultats de la primaire du 16 novembre, où la candidate a arraché plus de 60% des voix des militants.

Vedette du jour, Ségolène Royal interviendra ensuite à la tribune pour un discours "important" selon son entourage. "Il y aura à la fois le titre du projet socialiste" ("Réussir ensemble le changement") et "le premier thème que j'ai choisi pour mon discours de Melle" (Deux-Sèvres) ("Le progrès pour tous, le respect pour chacun"), a-t-elle glissé à quelques journalistes. "C'est la concrétisation visible, visualisée du vote des militants. C'est émouvant", a-t-elle confié.

Côté ségoléniste, on souligne qu'il ne s'agit pas du lancement de sa campagne ni d'un meeting, mais d'une cérémonie qui clôt le cycle de la primaire. "C'est plutôt la fin d'une phase, une étape symbolique importante" mais pas "un moment grandiloquent", confirme Ségolène Royal.

Outre des invités de marque tels le président du Parti des socialistes européens, le Danois Poul Nyrup Rasmussen, ou celui du PS belge Elio di Rupo, des messages de soutien à la candidate seront lus, dont un de la présidente du Chili Michelle Bachelet ou du chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero. Image symbolique de l'histoire du parti et de sa rénovation, l'ancien Premier ministre Pierre Mauroy et la jeune membre du "Nouveau PS" Barbara Romagnan feront office de "Monsieur et Madame Loyal" sur scène.

Ce congrès d'investiture étant organisé en commun avec les radicaux de gauche, le président du PRG Jean-Michel Baylet prendra ensuite la parole et une soixantaine de cadres du parti seront présents dans la salle dans un carré réservé. Le PRG a signé un accord électoral avec le PS le 19 octobre et ne présente pas de candidat à l'Elysée. Enfin, le Premier secrétaire du PS François Hollande, qui entend bien occuper une place de choix dans la campagne, fermera le bal à la mi-journée.

Au PS, on promet une mise en scène "originale", mais pas un show à l'américaine avec paillettes: luminosité, nouveau fond de scène avec le logo du PS et du PRG et sans doute une avancée de scène vers le public. "Ce ne sera pas la scénographie habituelle, avec un pupitre à côté d'un rang d'oignons de notables", note un membre de la direction, qui glisse que la candidate veut apparaître "en proximité". Au PS, le nouveau mot à la mode est d'ailleurs "proscenium" (avant-scène au théâtre)...

Ce sera "une belle salle, un joli congrès d'investiture avec un parti rassemblé et en dynamique", glisse un proche de Dominique Strauss-Kahn. Une "cérémonie des oscars", ironise un fabiusien. Les deux candidats malheureux seront présents, mais n'interviendront pas. Pour l'investiture de Lionel Jospin en 1995, son challenger Henri Emmanuelli avait pris la parole, mais il était alors patron du PS.

En 2002, le congrès d'investiture de Lionel Jospin s'était tenu dans la même salle du Palais de la Mutualité le 24 février. L'ancien Premier ministre ne devrait pas cette fois être présent.

Sur les quelque 2.000 personnes attendues au total, on compte 986 délégués départementaux, avec une part de ségolénistes égale à son score de la primaire, soit 60%, en plus des 300 membres du conseil national du PS (son "parlement") et de quelque 300 journalistes du monde entier. AP

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--par Nathalie Schuck--

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