LA VOIE "ROYAL"

Désirs d'avenir 06 - Nice et Alpes-Maritimes

05 février 2007

Les débats continuent jusqu'au 9 février

Lundi 5 février 2007,  à l’Hôtel Locarno – 4, rue des Beaumettes à Nice, débat participatif organisé par Elodie Jomat à 18 h 30 sur le thème de ‘La lutte contre les violences et les insécurités »

Mardi 6 février 2007, Café Ségolène, au Bar Ste Agathe, Bd Delfino à Nice sur les Insécurités à 19 h (P. ALLEMAND)

Mercredi 7 février 2007, débat participatif à Villeneuve Loubet le 7 Février à 20h45 à l’école des Maurettes, près du centre culturel André MALRAUX sur le thème : L’environnement et le logement

- Débat participatif à 19 h au Mercury – Place Garibaldi à Nice, sur le thème des « Insécurités » animé par Marc Concas

Jeudi 8 février 2007 : débat Salle Paroissiale de Bon Voyage à Nice sur «La Vie chère" à 19 h animé par Patrick Allemand

Il semblerait que la section Nice Centre organise ce jour là un débat sur les insécurités et les violences. Nous n'avons pas plus d'informations.

Vendredi 9 février 2007, « La lutte contre le violences et les insécurités » sera au cœur d’un débat à Roquefort-Les-Pins à 19 h – Salle Charvet  (en face de la Mairie)

Débat organisé par la section de l’Ariane sur le thème de la vie chère, dans les locaux de l’association Entr’aide et Partage à l’Ariane – 14 rue du Château Saint Pierre à 19 h

Posté par segoleneausud à 09:55 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    defense gendarmerie

    Quelle est la position de la candidate socialiste vis à vis de la defense, en general, et de la gendarmerie en particulier. Veut elle un grand ministere de la securité, comme d'autre, integrer police et gendarmerie, reduire le format des armées...?

    Posté par Phil, 06 février 2007 à 11:16
  • Lettre ouverte

    LETTRE D’UN PROFESSEUR A UNE CANDIDATE

    « La révolution scolaire, nous la ferons ! »
    (Fête de la Rose de Florac, 3 septembre 2006)
    Ségolène Royal

    Enseigner, c'est vivre !

    C’est un professeur qui vous parle.

    Permettez moi de me présenter. Mon arrière-grand père, mon grand père et mon père étaient instituteurs, hussards noirs de la République. Je suis devenu Professeur d' Enseignement Général des Collèges. J'ai aujourd' hui 48 ans et partage ma vie avec une Directrice d'Ecole primaire de 31 ans en charge d' un cm1/cm2. J'attends, et beaucoup d' enseignants avec moi, une Révolution Educative nécessaire que vous me semblez capable de porter. Mais, pour cela, vous devez nous entendre et travailler avec nous.

    Souvent du fond de ma classe, je regarde mes élèves, penchés sur un exercice ou un devoir. Et je me sens écrasé par le poids de notre responsabilité. Elle est immense. Nous sommes aussi, après les parents, responsables, année après année, pendant presque quarante ans, des générations d’enfants qui nous sont confiés, responsables de leur avenir individuel et commun, responsables de leurs échecs et de leurs succès, responsables de leurs progrès, responsables en partie de leur orientation, responsables de leur réussite aux examens et concours, responsables enfin de nos décisions prises si vite (trop vite ?) lors des conseils de classe qui déterminent leur avenir ! Et face à cela, nous sommes seuls ! La Révolution Educative que j’appelle de mes vœux devra être à la hauteur de cette angoisse partagée par tous mes collègues. Mais de quelle Révolution parlons-nous ?

    Elle devra être pédagogique. C’ est par la mise à disposition d’ outils, c’ est par l’apprentissage de méthodes qui dans d’autres pays font chaque jour leurs preuves, c’est en permettant et en rendant possible, à côté des réformes institutionnelles nécessaires, un travail pédagogique plus riche dans lequel les enseignants pourront s’investir et qui aidera les élèves et les professeurs à se mobiliser pour réussir, que vous rendrez ces mêmes élèves et professeurs plus heureux de vivre ensemble. A ce jour, les enseignants se sentent isolés, impuissants souvent devant ce qu’on peut appeler un monumental gâchis. Est-il normal que la recherche pédagogique française accablée de tous les maux, rendue responsable de tous les soi-disant échecs, n’aient -paradoxalement- jamais, ou si peu, été écoutée ? Est-il normal que des outils aussi riches de potentialités que sont les INRP (Institut National de la Recherche Pédagogique) et CNDP/CRDP (Centre National de la Documentation Pédagogique décliné en Centres Régionaux) soient si peu et si mal utilisés ? Est-il normal que les moyens de ces institutions ne soient pas mutualisés, mis en commun, optimisés par des offres d’abonnement, des publications précises, une modernisation de leurs moyens de communication, que sais-je encore ? Loin des querelles de chapelles qui font mal à notre métier, le divisent, n’apportent rien ou si peu, ces outils devront être les « laboratoires » de notre profession comme en disposent la recherche médicale ou scientifique en général. La Pédagogie est un art. Il s’apprend. Les IUFM et toute la formation des enseignants devront tendre à porter cette Révolution éducative

    Cette Révolution Educative devra se fonder sur des idées neuves. On enseigne aujourd’hui bien peu différemment d’il y a 30 ans. Oh bien sûr, on a connu les tables en U ou en rectangles, les maths modernes, le travail en séquences et les Itinéraires de Découverte. On a connu aussi, et il faut le dire, des expériences de collègues courageux voulant sortir des sentiers battus. Au mieux, ces collègues ont été félicités sans suite, au pire, on les a sanctionnés ! Est-ce là une Révolution ? Non, à peine une évolution… Un professeur/Une classe (ou 4 ou 5) ; un professeur/Un emploi du temps… Un niveau/Un programme (souvent dément par sa lourdeur ou indigent par sa minceur)… Tout cela n’a plus de sens. J’ai, tous les ans, des élèves de troisième qui n’ ont pas le niveau de ce qu’on attendrait d’un élève de cinquième ; et aussi, des élèves de troisième qui ont déjà atteint celui d’ un élève moyen de seconde. Mais on ne peut rien faire ! Tout est cloisonné, emmuré, fermé. Pas de passerelle, pas de sas qui permettraient à ces élèves de ne pas s’ennuyer, car beaucoup de nos élèves s’ennuient dans nos classes, prisonnières du dogme du « niveau par age ». Et un élève ou un enseignant qui ne sait plus où est le SENS de son travail, de sa vocation est un élève, est un enseignant qui souffre. Il faudra bien un jour prendre conscience et affirmer, par une volonté POLITIQUE, que tout cela a vécu, pour donner naissance à autre chose. Et en en offrant les moyens ! Il faudra ouvrir des chantiers de construction pour rénover des établissements scolaires ! Il faudra donner aux enseignants les possibilités matérielles de se sentir heureux de travailler à l’Ecole, au Collège, au Lycée. Il faudra ouvrir les portes de l’Education à tous les acteurs de celle-ci. Il faudra « désanctuariser » l’Ecole ! Il faudra revoir la Carte Scolaire et l’adapter aux transformations de notre société, en même temps que s’attaquer aux dérives de ces transformations. Il faudra définir clairement les statuts de chacun (Est il normal que les Chefs d’établissements primaires, aux responsabilités immenses, ne disposent aujourd’ hui d’aucun statut ?). Il faudra revoir la formation des futurs professeurs. Il faudra poser, avec toutes les parties prenantes, le problème du temps de travail des enseignants. Les « fameuses 35 heures » ne sont évidemment qu’ une caricature de projet MAIS comme toute caricature, elle révèle l’importance du dossier des emplois du temps des enseignants, des élèves, sur la journée et sur la semaine, du calendrier scolaire sur l’année. Ce dossier, éminemment polémique et sensible ne pourra être étudié sereinement qu’à la condition de ne pas en faire un acte accusateur ou à donner une fausse image du travail des professeurs. Il ne s’ agit pas de changer les hommes, mais de changer un système et des mentalités. C’est une nécessité, un impératif, un préalable à toute réforme de fond. Et ce ne sont pas celles proposées ces derniers mois qui apporteront le moindre changement car trop ancrées dans un traditionalisme de façade qui ne contente que les tenants d’ un ordre ancien mais révolu. Voilà une dizaine d’années que je reste, volontairement, plus de trente deux heures au Collège. Je me suis organisé pour y faire quasiment tout, pour être plus proche de mes collègues comme de mes élèves. Je m’en porte très bien. Car il ne s’ agit pas de travailler plus, mais de travailler mieux. Et on travaille plus efficacement quand on est proche de ce qui fait votre vie professionnelle. Oh bien entendu, j’aimerais disposer d’un bureau, d’un ordinateur, d’une ligne de téléphone vers l’extérieur. L’ essentiel est ailleurs… Il est dans le contenu de ces trente deux heures. Dans la possibilité par exemple de pouvoir réunir rapidement une équipe pédagogique alors que c’est un véritable casse-tête depuis des lustres ! Dans la possibilité de pouvoir rencontrer facilement un élève quand le besoin s’en fait sentir. Dans la possibilité de se sentir heureux sur son lieu de travail grâce à une plus grande souplesse d’organisation, donc atteindre une plus grande efficacité.

    Cette efficacité sera renforcée encore si, enfin, on ose revoir le principe de la carte scolaire. Cette carte scolaire qui contribue à la fragmentation des territoires, qui est fuie par les classes moyennes, qui n’empêche en rien la ségrégation scolaire, qui est contournée par les familles les mieux informées et souvent aisées en jouant sur les options par exemple, cette carte scolaire n’atteint pas ses objectifs. Alors ? La supprimer purement et simplement ? Bien sûr que non ! Il serait bon, dans un premier temps, de l’assouplir dans les zones classées ZEP où les conditions sociales se dégradent et où les résultats restent souvent, malgré les formidables efforts des enseignants, très bas. Puis il faudra redécouper les secteurs scolaires pour éviter les ghettos : un découpage dit « en portions de camembert » qui associerait des quartiers du centre et de la périphérie. Tout cela pour briser la spirale ségrégative !

    Rien ne se fera sans les enseignants. Mais rien ne se fera si cela ne se fait qu’avec eux. Il sera nécessaire d’agir avec les parents, les institutions et, pour les lycées, avec les élèves. Utopie ? Démagogie ? Peut-être et j’en prends le risque. Je préfère mille fois ce risque là à la déshérence de notre profession. Au manque de motivation qui parfois nous accable, moi le premier. C’est en donnant à notre profession et à ses agents l’espoir d’une autre Education Nationale, la certitude d’être utile et porteur d’avenir pour nos élèves et leurs parents que vous obtiendrez le soutien de l’immense majorité des professeurs. C’est en prêtant enfin une oreille attentive à la recherche pédagogique, en rendant concrets les conseils et préconisations que les écoles étrangères appliquent, elles, avec succès, c’est en brisant l’ isolement du professeur dans sa classe, en donnant les moyens d’un véritable travail en équipe par la transformation en profondeur des emplois du temps, un temps plus fracturé que partagé depuis toujours, c’est en proposant des solutions, qui existent, et en étant porteuse d’ un projet pédagogique et éducatif pour tous que vous romprez la spirale de l’échec, de la solitude, de l’ennui, du désespoir parfois des enseignants, élèves et parents et de l’incompréhension qui les sépare et qui s’accroît dangereusement d’année en année.

    Vous devez nous faire confiance et nous aider. C’est le seul moyen pour obtenir le soutien du plus grand nombre

    Chris

    Posté par Chris, 06 février 2007 à 19:46

Poster un commentaire