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26 février 2007

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M. Sarkozy se démène pour combler les brèches de sa campagne

Le Monde - 26.02.07

La métaphore sportive est de rigueur dans le camp de Nicolas Sarkozy, confronté à une remontée de son adversaire socialiste, Ségolène Royal. "Une élection présidentielle, c'est une longue histoire. Elle se mérite", a relativisé le candidat, dimanche 25 février, sur M6. "On est dans la situation du joueur de foot qui, pendant le match, ne regarde jamais le tableau de buts", a affirmé le même jour Brice Hortefeux, sur Radio J. "Comme pour un marathonien au trente-troisième kilomètre, il faut changer de rythme", estime le député Laurent Wauquiez. "Nous devons recommencer à courir devant", renchérit son collègue, Dominique Paillé.

Ces beaux morceaux de langue de bois cachent mal une certaine inquiétude. Le candidat de l'UMP s'est concocté un programme serré pour colmater les brèches qui, ici ou là, apparaissent.

Lundi 26, il devait se rendre dans le Cher pour vanter les vertus du crottin de Chavignol et du sancerre. L'occasion pour ce buveur d'eau de montrer qu'il partage les inquiétudes des viticulteurs, un électorat très travaillé par le Front national.

Le lendemain, il se rend à Madrid pour rencontrer José Luis Zapatero et tenir un meeting. Mercredi, il s'efforcera de prouver la crédibilité de sa vision de la politique étrangère et se défaire de l'image de "Sarko l'Américain" qui lui est souvent renvoyée. Jeudi, il retrouvera à Bordeaux ses "éléphants" à lui, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, pour un meeting consacré à l'écologie.

SE REPOSITIONNER SUR LES THEMES DU FN

Un programme sans queue ni tête ? Le candidat ne veut négliger aucun sujet. "Il faut que tout le monde se sente écouté", explique un de ses conseillers. Les sondages qualitatifs dont se nourrit - quoi qu'il en dise - le candidat soulignent la faiblesse de M. Sarkozy sur des sujets tels que "la sincérité" ou "la proximité avec les Français", mais il est toujours jugé supérieur à sa rivale sur la "compétence" et "la stature d'homme d'Etat". Il veut donc soigner ses points faibles sans abandonner ses points forts. Dans cette campagne très réactive, il convient de s'adapter, au risque de laisser parfois une impression d'improvisation.

Autre souci pour le candidat - qui a précisé, dimanche, sur M6, qu'il quitterait le gouvernement "quelque part vers la fin mars" -, le score du FN. Selon les études dont dispose le QG de campagne, M. Le Pen reprend quelques points à M. Sarkozy. "Il faut se repositionner sur ses thèmes", estime-t-on dans l'entourage, ce qui explique le discours sur l'ordre et l'autorité, vendredi, à Perpignan. En revanche, les pertes par rapport à François Bayrou sont jugées marginales. "Il est fort dans les classes supérieures, explique un élu. Il suffira d'expliquer que son programme conduit à l'immobilisme."

Reste une autre inconnue : le soutien que lui apportera ou non Jacques Chirac. A l'UMP, l'annonce est attendue dans les premiers jours de mars. C'est pour lui laisser le champ libre que M. Sarkozy a avancé d'une semaine sa conférence de presse sur la politique étrangère. Il a révélé dimanche que les deux hommes avaient parlé ensemble, le 19 février, du sujet. Un soutien que M. Sarkozy estime "naturel", en se gardant d'en dire plus.

Philipp RIDET- Article paru dans l'édition du 27.02.07

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