LA VOIE "ROYAL"

Désirs d'avenir 06 - Nice et Alpes-Maritimes

31 mai 2006

Vers une réhabilitation du volontarisme en politique..

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Invitée d'un "chat" hier sur le site internet des Echos, Ségolène Royal a défendu le projet socialiste pour 2007 tout en y imprimant sa marque notamment en matière d'emploi,de fiscalité et d'éducation.

En matière économique et sociale "on peut agir si on le veut", tel est le leitmotiv de Ségolène Royal, soucieuse de réhabiliter le volontarisme en politique.

Ainsi, concernant la lutte contre le chômage qui est la 1ère attente et exigence des français à l'égard des dirigeants , l'objectif est d'abaisser le taux de chômage en dessous de 5% comme l'ont fait d'autres pays d'Europe. Pour cela,Ségolène Royal met l'accent sur la nécessité  de former les chômeurs aux emplois qui existent."Le problème du chômage ne vient pas d'une stagnation de l'offre d'emplois,puisque 10 000 emplois se créent chaque jour en France,sans parler des départs à la retraite qui libèrent des emplois.Ce qui empêche les chômeurs et les secteurs en pénurie de se rencontrer,c'est d'abord l'inadéquation de la qualification des chômeurs aux besoins des employeurs potentiels". Face à ce constat, l'essentiel de l'effort doit donc porter:

- sur la formation professionnelle et donc au niveau des Régions qui non seulement sont plus proches des réalités et des besoin des bassins d'emplois mais surtout maitrisent les financements de la formation professionnelle;

- sur une réforme profonde de l'ANPE "pour lui demander d'assurer une politique volontariste d'adaptation des qualifications aux besoins des entreprises" à charge pour ces dernières "de mettre en place un plan de formation obligatoire qui ouvre droit au maintien du salaire en cas de perte d'emploi".

Voilà du concret pour parvenir à la sécurisation des parcours professionnels .

Concernant la fiscalité, le projet socialiste prévoit la fusion de limpôt sur le revenu et de la CSG.Pour Ségolène Royal "il faudra surtout transférer de l'impôt national vers les Régions et les Départements en leur demandant de rendre des comptes sur les services rendus.Il y a là une source importante de lutte contre les gaspillages,les double-emplois...1 euro dépensé doit être 1 euro utile. " Enfin , l'importance de transposer au niveau national une mesure déjà expérimentée en Région Poitou-Charentes sous sa Présidence à savoir la notion de budget participatif "c'est à dire faire voter sur une partie de l'utilisation de l'impôt pour que les citoyens acceptent mieux l'impôt".

Enfin, concernant l'éducation, au delà de l'importance de développer pour les jeunes les parcours d'accès à la vie active avec des contrats de professionnalisation et d'apprentissage, Ségolène Royal estime que "pour lutter contre le gâchis insupportable que constitue le nombre d'étudiants sortant sans diplôme de l'Université (40%),il faut être plus directif lors de l'orientation ,car c'est de l'intérêt même des jeunes de ne pas être "bernés" par des promesses sans lendemain".

Propositions concrètes,réformes en perspective,démocratie participative appliquée à des sujets nationaux, renforcement du rôle des Régions...voici des éléments qui nous conduisent à avoir de véritables "Désirs d'avenir"...

Posté par cramelly à 13:45 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


30 mai 2006

les_echos

Certains extraits de l'entretien qui suit ont été "sélectionnés" par des adversaires pour faire paraître les idées, les axes directeurs, et la position de Ségolène inconsistants.

Nous avons donc décidé de publier l’intégralité de l’article paru dans les Echos le 19 mai dernier.

Ségolène Royal : le pays attend « le bon deal » [ 19/05/06  - 19H08 ]

Plus de performance économique mais plus de justice sociale : c'est l'accord gagnant-gagnant entre les entreprises et la collectivité que prône Ségolène Royal. Pour « Les Echos », la « candidate probable » à l'investiture socialiste pour 2007 parle sans tabou de la flexibilité, des 35 heures, du coût du travail. Sa conviction : le vieil antagonisme capital/travail peut être dépassé.

PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOISE FRESSOZ ET ELSA FREYSSENET

Depuis 2002, les crises s'enchaînent : le 21 avril, le « non » au référendum, la crise des banlieues, le CPE, l'affaire Clear- stream. Ont-elles un point commun ?

Elles expriment toutes une forme de révolte, le sentiment que les politiques n'assument plus leurs responsabilités, qu'ils sont impuissants à donner des perspectives. C'est extrêmement dangereux. Quand il n'y a plus ce désir d'avenir, la machine à dépression économique s'installe.

Comment rétablir la confiance ?

En commençant par faire confiance à l'intelligence collective des citoyens et des territoires ! Et en ne leur infligeant pas le spectacle d'une fin de règne qui démoralise, abaisse l'image de la France et porte préjudice à son économie. L'optimisme individuel des Français s'accompagne d'un fort pessimisme collectif : ils doutent des capacités et du talent de leur pays.

Ces crises ne traduisent-elles pas la difficulté à accepter un monde qui change de plus en plus vite ?

Accepter n'est pas subir. Chaque révolution industrielle a fini, non sans luttes, par déboucher sur sa contrepartie sociale. Celle du charbon et de la machine à vapeur a apporté les premières lois sociales et la reconnaissance des syndicats. Celle de l'électricité et de l'automobile a conduit à un système global de protection sociale et à une amélioration du pouvoir d'achat des salariés. Nous vivons aujourd'hui la troisième, celle des technologies de l'information et de la communication sur fond de mondialisation accélérée : le vieux compromis fordien est mort mais aucun « bon deal », aucune « nouvelle donne », ne l'a encore remplacé. D'où ce déséquilibre ravageur entre le capital et le travail. Tant que nous n'aurons pas réussi à mettre en place les nouvelles sécurités adaptées aux mutations de notre monde, la peur et la méfiance l'emporteront. Le discours sur le CPE a été d'autant plus mal ressenti qu'il a été porté par ceux qui ne connaissent pas la précarité. Il faut arrêter de donner des leçons qu'on ne s'applique pas à soi-même ou dont on ne voudrait pas pour ses enfants. Sinon le gouffre entre gouvernants et gouvernés se creuse.

Pour préparer un « bon deal », il faut s'entendre sur le diagnostic. La gauche a du mal avec le libéralisme... Et vous ?

Si le libéralisme est ce que Maurice Allais, prix Nobel d'économie, a appelé en termes crus la « chienlit laisser-fairiste », je n'en veux pas. Il peut y avoir dans la libre concurrence des facteurs de progrès si elle est corrigée énergiquement dans ses effets pervers et régulée pour être mise au service du progrès. C'est la mission de la gauche.

Quelles formes doivent prendre les nouvelles sécurités dont vous parlez ?

Elles doivent conjuguer deux formes d'efficacité : économique et sociale. Les entreprises ont d'autant plus besoin d'agilité et de réactivité qu'elles sont directement exposées à la compétition internationale. Les salariés, eux, ont besoin que la transition d'un emploi à un autre soit correctement sécurisée sur le plan financier, avec des formations adaptées et un accompagnement personnalisé. Pourquoi les salariés scandinaves vivent-ils sans drame leur mobilité professionnelle ? Parce qu'ils ont confiance dans l'efficacité de leur service public de l'emploi. Plutôt que l'obsession de démanteler le droit du travail, voilà le type de nouvelle donne dont nous pourrions nous inspirer.

La discussion peut-elle porter sur le contrat de travail ?

A une condition : le CDI doit rester la base, car une société qui se précarise dans ses principes fondamentaux va à la dérive. Le CDI , c'est le droit - fondamental pour tout être humain - à la sécurité d'un salaire et à la dignité d'un métier. Il doit être la colonne vertébrale, et c'est par le dialogue social qu'il faut définir ce qui doit être assoupli, en tenant compte de manière équilibrée des besoins des entreprises, en particulier de celles qui innovent et prennent des risques, et de la dignité des salariés, qui ne sont pas une variable d'ajustement jetable.

Faut-il encourager ces entreprises par des mesures fiscales ?

La première mesure à prendre de manière massive, c'est un statut fiscal très incitatif pour les investissements dans la recherche et l'innovation. Et dans l'environnement, poour toutes les éco-industries.

Quand Peugeot a récemment annoncé la fermeture d'une usine de 2.300 salariés en Grande-Bretagne, Tony Blair n'a absolument rien dit...

Cette absence de réaction fait peur. La parole politique doit être utilisée : elle peut être dissuasive et préventive. Les entreprises ont une responsabilité à l'égard des territoires.

L'Etat doit-il défendre une entreprise lorsqu'elle est menacée ?

Oui. Les Etats-Unis ne s'en privent d'ailleurs pas. Mais il faut être honnête et ne pas interdire ce que nos entreprises s'autorisent à l'étranger. Une OPA peut être positive à condition de correspondre à une synergie et à un projet industriel cohérent.

Que pensez-vous du « patriotisme économique » ?

C'est le détournement d'un mot qui signifie aimer et servir son pays. Pour le gouvernement, qui ne s'alarme guère de la présence massive de fonds anglo-saxons au capital des entreprises françaises, c'est un gadget langagier qui couvre la privatisation de Gaz de France et tourne le dos à la constitution nécessaire de champions européens.

Faut-il s'opposer aux délocalisations ?

Il ne faut jamais s'y résigner.

Approuvez-vous l'attitude du député UDF Jean Lassalle qui a fait une grève de la faim pour empêcher une délocalisation à moins de  100 kilomètres de sa commune ?

Non. C'est un dévoiement de l'action parlementaire et le plus baroque, ce sont les ministres qui y cèdent, même si je ne mets pas en cause la sincérité de Jean Lassalle.

Comment lutter contre la sinistrose ?

Il faut réconcilier les Français avec l'entreprise, en finir avec l'archaïsme des relations sociales. Les entreprises qui défraient la chronique sont celles dont les patrons se comportent de façon scandaleuse. Et puis il y a une confusion malheureuse entre la financiarisation de l'économie et l'entreprise. Quand on parle aux Français des fonds de pension, des masses d'argent volatiles qui se déplacent à la recherche du profit maximum de façon totalement déconnectée de la vraie valeur de l'entreprise, c'est l'image de toutes les entreprises qui en souffre.

Vous pensez que les responsables d'entreprise sont trop payés ?

Il y a des excès, des dérives. Les Français sont choqués quand ils apprennent le montant des stock-options, des indemnités de départ et des retraites chapeaux de certains dirigeants. Ils découvrent qu'à une certaine altitude, l'échec paye, alors qu'ils peuvent, eux, perdre leur emploi sans avoir commis une faute.

Les 35 heures sont-elles pour quelque chose dans la dépréciation du travail ?

Ceux qui disent cela se trompent de diagnostic. Ce n'est pas un peu de temps libre en plus qui détourne du travail, mais plutôt un malaise au travail qui conduit à s'investir ailleurs. Voyez la démotivation des cadres. Elle est liée à l'instabilité, à  la pression. La politique de la droite a été profondément destructrice de la valeur travail car elle a érigé en norme la précarité pour le plus grand nombre. 

Faut-il assouplir encore les 35 heures pour redonner du pouvoir d'achat ?

Des assouplissements ont déjà été apportés. Peut-être faut-il aller au-delà pour que ceux qui veulent travailler plus puissent le faire, mais je trouve scandaleux les chantages à l'emploi auxquels des entreprises se livrent pour remettre en cause des accords de RTT. Le vrai sujet serait de pouvoir moduler le temps de travail selon les étapes de  la vie. Je ne crois pas aux réponses rigides une fois pour toutes mais aux évolutions négociées.

Ce « deal », qui doit le passer ?

Les partenaires sociaux, avec l'aide de l'Etat, garant de l'intérêt général. Cela suppose une plus grande représentativité des organisations syndicales et patronales. Il faudra créer en France un syndicalisme de masse, pourquoi pas par une adhésion obligatoire au syndicat de son choix. Mais on pourrait aussi, selon les sujets, élargir le nombre des interlocuteurs.

Vous voulez passer par-dessus les corps intermédiaires ?

Non, car ils sont indispensables. Mais il faut pouvoir associer les citoyens aux grands choix qui les concernent. Je le fais en Poitou-Charentes lors de forums participatifs sur les grands problèmes de la région.

Les syndicats ne sont pas très chauds.

Ils se méfient du consensus à tout prix, c'est-à-dire souvent à bas prix. Moi aussi. Si je souhaite qu'un syndicalisme de masse se développe, c'est précisément pour rééquilibrer un rapport de forces aujourd'hui très défavorable aux salariés. Mais à une partie de l'antagonisme traditionnel entre le capital et le travail, je crois qu'il est possible de substituer un nouvel équilibre dynamique alliant la performance économique et la justice sociale. Je suis sûre qu'il existe un patronat éclairé prêt à accepter ça.

Laurence Parisot fait-elle partie de ce patronat éclairé ?

Je ne crois pas que le Medef ou la CGPME aient cette réputation ! Je vois beaucoup de chefs d'entreprise qui ne s'y reconnaissent pas. Ils ne font pas d'idéologie, ils se battent et ont compris que des salariés heureux sont productifs.

Y a-t-il un problème de coût du travail ?

Oui, mais pas à cause des salaires, à cause des charges. Il faudrait transférer les cotisations maladie et famille sur la fiscalité. Car la couverture de ces risques relève de la solidarité nationale.

Faut-il augmenter le SMIC ?

Je ne veux pas tomber dans la facilité du « demain, on rase gratis », mais la France des « mille euristes » a beaucoup de mal à joindre les deux bouts. Et avec la hausse des charges il y a de plus en plus de travailleurs pauvres et de familles surendettées. Donc oui, il faut le faire.

Vous avez dit récemment : « Personne ne doit être payé à ne rien faire. »

C'est une façon de rappeler que le travail est le facteur premier d'intégration sociale et qu'en être privé, c'est aussi perdre un sentiment fondamental d'appartenance et, parfois, jusqu'à l'estime de soi. Ceux qui se situent en bas de l'échelle des salaires ont souvent le sentiment qu'il n'est pas juste que d'autres touchent autant avec des revenus d'assistance ; cela nourrit le rejet de l'autre et la hantise du déclassement. Il ne faut pas ignorer cette question par angélisme. Il est exclu de revoir nos solidarités à la baisse ou de se résigner au nombre croissant de travailleurs pauvres, mais il faut dire clairement qu'en contrepartie de toute ressource, il y a un travail ou une formation utile, ce qui est d'ailleurs prévu dans les textes.

Dans votre région, vous conditionnez l'attribution d'aides publiques à divers critères comme la qualité de l'emploi. Cette logique est-elle transposable au niveau national ?

Lorsque je gère les impôts payés par les citoyens, j'ai le souci de ne pas gaspiller. Donc c'est une logique du gagnant pour l'entreprise-gagnant pour la région. Je constate qu'après une période d'étonnement les entreprises jouent le jeu. Au niveau national, c'est parfaitement transposable, cela fait partie de la bonne gouvernance.

D'autres économies sont-elles possibles, compte tenu du poids de la dette ?

Oui. La gauche doit se donner pour objectif de réduire les déficits. Une politique favorable à la croissance l'y aidera, mais l'Etat doit réduire son train de vie, ses gaspillages et ses doublons en misant notamment sur une vraie décentralisation. Un Etat fort qui organise la redistribution est parfaitement compatible avec une décentralisation qui va jusqu'au bout.

Le « royalisme », pour le moment, c'est davantage une méthode que des propositions précises.

Le « royalisme », franchement, ce n'est pas un slogan que je revendique. Je préfère parler de « ségolisme ». Mais chaque chose en son temps. Nous sommes en train de finaliser le projet des socialistes et je ne vois pas pourquoi je devrais aujourd'hui brandir mon propre catalogue. La méthode, c'est essentiel. Voyez le contre-exemple du CPE. Je crois à la nécessité d'un diagnostic partagé avec les Français : cela mérite du temps avant de décider et de passer à l'acte. Il faut ensuite évaluer lucidement, corriger au besoin, admettre qu'une décision politique interagit avec le corps social et que des ajustements sont nécessaires. La rigidité, c'est le meilleur moyen de ne rien changer.

Vos valeurs : travail, famille, patrie...

(Rires). L'association de ces trois mots est choquante et de sinistre mémoire ! Mais revaloriser le travail, défendre les familles dans leur diversité, nucléaire, recomposée, monoparentale, homoparentale, et savoir ce qui nous fait tenir debout dans une même nation, oui, c'est important. Plus la justice et les solidarités, tout se tient.

L'« ordre juste » que vous défendez n'est-il pas un thème de droite ?

Absolument pas. La droite, c'est l'autoritarisme, l'injustice et le désordre qui en résulte. Je défends, moi, un ordre qui procède de la justice et une autorité fondée sur des valeurs partageables. Les règles respectées sont les règles respectables : celles qui s'imposent à tous et pas seulement aux uns pendant que les autres s'en affranchissent.

Ordre juste, sécurité durable, Nicolas Sarkozy utilise les mêmes termes.

Pas vraiment ! Dans les cités où le désespoir et la colère s'accumulent, dans le monde du travail où règne la peur d'être débarqué du jour au lendemain, dans l'ensemble de la société où le « descenseur » social semble inexorablement en marche, à la tête de l'Etat : partout, la droite sème l'injustice et crée le désordre.

Posté par segoleneausud à 18:03 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ségolène Royal : une communication exemplaire dans le Var

30/05/2006 Analyse - La Présidente de la Région Poitou-Charentea effectué un exercice exemplaire de communication réussie le dernier week-end lors de son déplacement dans le Var.

Pendant des années, les Premiers Ministres impopulaires retardaient leurs départs en posant comme postulat qu'il n'était pas possible d'être Premier Ministre et populaire à la fois. Lorsque les Premiers Ministres commençaient à effectuer de telles déclarations c'est qu'ils étaient déjà psychologiquement dans la salle d'attente du départ. En effet, dans une démocratie d'opinion, la sagesse c'est de se demander s'il est possible d'être impopulaire et durablement au pouvoir...

C'est la même question quand on constate les actuels détracteurs de Ségolène Royal critiquer sa capacité à bien communiquer.

Dans une démocratie d'opinion, est-il possible d'accéder au pouvoir en communiquant mal ? N'est-ce pas une première et grave incompétence que de reconnaître la difficulté à établir le contact et le dialogue entre un responsable et les citoyens ?

Si une séquence temps peut être retenue comme un exemple de bonne communication c'est bien celle déployée par Ségolène Royal lors de son déplacement dans le Var lors du dernier week-end de mai 2006.

Tous les cas d'école sont réunis.

Elle est en rupture avec ses concurrents socialistes. La rupture est double. Ségolène Royal est sur le terrain au milieu des citoyens. Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn sont sur les plateaux TV au milieu des ...caméras.

Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn haussent le ton et endossent la critique à demi-mot tandis que Ségolène Royal apaise et appelle à l'harmonie.

Elle est en rupture avec la majorité sortante. Cette dernière est empêtrée dans une énième affaire (amnistie de Guy Drut). Ségolène Royal bénéficie d'un portrait élogieux (Le Monde 2) qui est de surcroît un extrait d'un article paru dans ... la presse étrangère. Dans ce portrait, son univers est celui de la rigueur, de la morale et des principes.

Quand Ségolène Royal se positionne ainsi en rupture, c'est pour mieux rencontrer l'opinion publique. Si la campagne continue sur des bases aussi inégales en capacité à bien communiquer, il y a peu à parier pour que les sondages s'inversent.

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Un projet socialiste pour contrer Nicolas Sarkozy

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LE MONDE | 30.05.06 | 11h43  •  Mis à jour le 30.05.06 | 11h49

Le programme du PS pour 2007, qui devait être discuté, mardi 30 mai, par le bureau national du parti accompagné de son introduction, se veut une machine de guerre anti-Sarkozy. Contre "les prophètes du déclin français", il vante les "immenses atouts" de la France, contre les "vieilles recettes éculées du changement de modèle ", il oppose "le progrès" de ce modèle. Pour les socialistes, l'enjeu de 2007 sera d'abord un "choix de société" : "deux voies s'ouvrent [au pays] : une rupture d'inspiration libérale, ou une modernisation d'inspiration sociale; renforcer les forts et enrichir les riches en prétendant entraîner les autres dans leur sillage ou, au contraire, veiller à embarquer tout le monde". D'où le titre du projet : "Réussir tous ensemble", que le PS confronte au slogan de Nicolas Sarkozy, "La France d'après" : "C'est la France de la division."

"La droite prépare une société où chacun est abandonné à ses succès et à ses malheurs personnels. La voie qu'elle trace n'a pas d'autre issue qu'un autoritarisme libéral", écrivent les socialistes qui avaient, lors d'une précédente réunion, convenu qu'il leur fallait davantage marquer

la différence. Le

document d'une quarantaine de pages, qui ne sera envoyé aux militants qu'à l'issue d'une ultime réunion de travail le 6 juin, reprend l'héritage Jospin, en prônant croissance forte et "plein emploi". D'ici à

2012, l

'objectif du PS est d'atteindre un taux de chômage inférieur à 5 % et de ramener la durée moyenne du chômage à 6 mois, au lieu de 12 actuellement. La négociation sur la réduction du temps de travail sera relancée "pour étendre le bénéfice des 35 heures à tous les salariés". Et l'abaissement des charges reprendra le même principe que celui mis en œuvre par le gouvernement de Lionel Jospin : seulement en contrepartie de créations d'emplois et de la durée du contrat de travail.

VALORISER LE SERVICE PUBLIC

Mais le parti a aussi tiré les leçons de 2002 : le pouvoir d'achat et le logement figurent en tête de liste des priorités. D'un côté, le smic sera porté à 1 500 euros "au moins" durant la législature; de l'autre, un "bouclier logement" sera institué pour limiter le coût des loyers à 25% des revenus des ménages modestes, grâce à la revalorisation ciblée des aides et la création "d'un vaste secteur privé subventionné". A l'automne 2005, quand il avait lancé le smic à 1 500 euros, Laurent Fabius avait pourtant été très critiqué par les autres dirigeants socialistes.

En 2007, le PS ajoute la Sécurité sociale professionnelle avec la création d'un droit individuel à la formation tout au long de la vie "d'autant plus élevé que la formation initiale aura été courte". Cette réforme trouverait sa traduction avec une "carte vitale professionnelle" abondée par les entreprises pendant les périodes d'emploi, via des dispositifs d'épargne formation ou de compte épargne temps.

Autre leçon de 2002 : la priorité n'est plus de baisser l'impôt, mais au contraire de le réhabiliter. La plus vaste réforme, dans ce secteur, concerne la fusion, à terme, de l'impôt sur le revenu et de la CSG, qui deviendra progressive en un "impôt citoyen". Le service public est valorisé. Non seulement, le PS promet de dénationaliser EDF et de créer "un grand service public de l'énergie", mais il crée un "service public de la petite enfance", un service public "unifié" de l'emploi et un service public de formation et d'orientation. "Dans notre combat contre le libéralisme économique, l'Etat et les services publics sont au cœur de la politique de changement que nous voulons construire", souligne le projet. Pour concilier son désir d'engager une nouvelle étape de la décentralisation, le PS accommode ces exigences par la "mise en place de contrats territoriaux de services publics définis en accord avec les fonctionnaires comme avec les usagers".

L'intervention de l'Etat est valorisée. Comme le souhaitait Dominique Strauss-Kahn, il pourra aider "temporairement" les entreprises en difficulté, pour lutter contre les délocalisations. De même, lorsqu'il est actionnaire, "sa voix est déterminante pour toutes les décisions qui ont des conséquences sur l'emploi et sur l'avenir industriel de l'entreprise".

L'égalité est mise en avant. Elle justifie l'ouverture de droits, en cas de licenciements économiques, aux "salariés en fin de contrat à durée déterminée, et de mission d'intérim qui, hormis l'indemnité de précarité, n'ont droit à rien et les différents congrès de conversion ou reclassement seront réunifiés". Elle touche aussi à l'éducation. Le PS souhaite que chaque lycée ouvre à 5% de ses élèves la possibilité d'entrer dans les classes préparatoires aux grandes écoles.

Dans les débats de société, le PS réaffirme fortement le principe de laïcité, "pierre angulaire du pacte républicain". Il prône d'ailleurs l'adoption d'une charte de la laïcité "adossée à la Constitution". Il se garde bien, toutefois, de trancher dans d'autres domaines : la question de la légalisation du cannabis, qui soulève de très fortes réticences, est renvoyée à "un vaste débat public", tout comme celle de "l'abolition" de la prostitution.

Isabelle Mandraud

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29 mai 2006

Fabius et D. Strauss-Kahn haussent le ton

29/05/2006 Analyse - Face à la poussée constante de Ségolène Royal dans les sondages, les autres postulants changent de ton et mettent l'accent sur le contenu notamment institutionnel.

Le dernier week-end traduit un changement de stratégie des candidats socialistes à la présidentielle.

Les sondages favorables à Ségolène Royal ne traduisent plus une "embellie éphémère" pour la Présidente de Région Poitou-Charente mais l'inscrivent dans la compétition de façon durable.

Les deux autres principaux candidats choisissent de "changer de braquet" et mettent l'accent sur des sujets de fond.

En réalité, leur stratégie se heurte à deux handicaps. D'une part, la poussée de Ségolène Royal s'explique pour une grande partie par le rejet des "élites statutaires". Or tant Laurent Fabius que Dominique Strauss-Kahn incarnent ces "élites statutaires" qui avaient programmé de longue date leur rendez-vous présidentiel. D'autre part, ils vont à contrecourant de l'opinion quand ils dénoncent l'intronisation au statut présidentiel par les médias. Les médias contribuent désormais à la création de "la nouvelle élite" et ce de façon peut-être décisive.

Dans ces conditions, il est peu probable que ce nouvel axe leur permette de rebondir significativement. Laurent Fabiux et Dominique Strauss-Kahn incarnent l'élite déchue. Pour inverser cette tendance, il leur faut soit aller bien plus intensément à la rencontre du pays par des déplacements plus fréquents soit préparer des annonces suffisamment fortes pour redistribuer la donne politique

(Merci Olivier....)

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Olivier dans la blogosphère, voyage en zone de turbulences 2 !

blogosphere4  fusee500

Le Ségoblogoscope de la semaine – du 22 au 28 mai 2006

Sujet « chaud » cette semaine, et un peu douloureux, mais il faut bien y faire face : l’anti-ségolénisme.

Il est présent sur la Toile, mais finalement, les blogs spécifiquement anti-Ségolène sont assez rares. Mais il y a aussi les blogs UMPistes…

Le principal blog anti-SR n’hésite pas à usurper le dénomination « Désirs d’Avenir », puisque son adresse est tout simplement : http://desirsdavenir.over-blog.com.

Il n’est pas aisé de cerner la personnalité de l’auteur de ce blog. En accroche : « Ségolène Royal, la néo-puritaine », puis « Féministe, Ségolène ? Guerre contre le string, promo de la maternité, propagande de la famille traditionnelle… il y a heureusement des façons plus modernes de défendre la cause des femmes ! ». L’auteur ajoute : « Face au danger SarkoPen, nous ne dirons pas amen à Ségolène ». Positionnement ambigu, donc.

L’essentiel du blog consiste à tenter de faire passer Ségolène ROYAL pour une « intégriste »,  voyant « du sexe partout », et dont les « positions féministes d'arrière-garde » en font « l'incarnation du socialisme bobo dans toute sa splendeur ».

Viens ensuite une comparaison, assez drôle il faut le dire, entre les fans de Lorie et ceux de Ségolène (http://desirsdavenir.over-blog.com/article-2103240.html). Je vous laisse voir par vous-même, mais je cite quelques extraits parmi les plus savoureux : « chez Ségolène, on pose beaucoup de questions et on n'a jamais de réponse. Chez Lorie quand il y a une question, exemple « C'est quand qu'elle aura 23 ans, Lorie ? » la réponse ne tarde jamais à venir. Posez une question similaire « c’est vrai que Ségolène est la mère de Montebourg ? », la question ne passera pas, même après le processus d’identification obligatoire. Alors, pour toi, un petit conseil. Si tu veux interroger Ségolène, pose ta question dans le forum de Lorie ».

Bref, ça ne vole pas bien haut, et le blog n’a plus été mis à jour depuis longtemps !

Autre blog, plus sérieux, et émanant visiblement, bien que cela ne soit pas clairement exprimé d’un militant ou sympathisant UDF ulcéré par la « gauchisation » de ce parti.

Son adresse : http://segolenerevisited.hautetfort.com. 

On y retrouve l’assertion, assez choquante d’ailleurs, d’André SANTINI faisant référence à PETAIN pour stigmatiser Ségolène ROYAL : « Mélange de Travail, Famille, Patrie et de Liberté, Egalité, Fraternité, Féminité, Ségolène Royal est introuvable : à gauche, à droite, au centre, à l'extrême gauche, à l'extrême droite ? Elle est partout et nul part à la fois et demeure insaisissable ».

Ce positionnement soi-disant ambigu est dénommé Ségocentrisme, et « Etienne », un blogueur, s’émerveille de la trouvaille : « SEGOCENTRISME, excellent !! Il serait temps que Mme Royal s'aperçoive que ce n'est pas le PS et la gauche qui tournent autour d'elle mais elle qui tourne autour de la gauche sans jamais y entrer vraiment ».

Qu’est-ce que cela veut dire ? Je ne sais pas bien, mais tout cela, au fond me rassure. Le positionnement de Ségolène ROYAL, sa manière de penser affranchie de tout dogmatisme, et surtout sa manière nouvelle d’envisager la politique – liberté de ton, modestie, et souci du concret – en troublent plus d’un… mais en séduisent plus d’un également !

Allons maintenant carrément du côté de l’UMP, et en particulier de la retranscription de l’interview de Nicolas SARKOZY par Michel DENISOT (http://www.u-m-p.org/site/InterviewAffiche.php?IdActualite=1041).

Selon Nicolas, « la bagarre » chez les socialistes « est terrifiante », ce qui lui « donne quelques semaines de calme ». Et c’est vrai, malheureusement ! Que personne ne l’oublie, de notre côté, l’adversaire principal, c’est bien SARKOZY, et les arguments à son encontre ne manquent pas si l’on pense ne serait-ce qu’à son bilan désastreux.

Ce que j’ignorais, c’est que l’UMP avait décidé de lancer des « défis » à Ségolène ROYAL (http://www.u-m-p.org/site/PointsPresseAffiche.php?IdActualite=951). Qu’en est-il ? : « Dans les sondages figure désormais, aux côtés de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, parmi les candidats préférés des Français. Pour l’UMP, Ségolène Royal doit faire ses preuves aux yeux des Français. A l’instar de ce qu’a réalisé Nicolas Sarkozy à la présidence de l’UMP, Valérie Pécresse a lancé plusieurs défis à Ségolène Royal, celui de construire un projet pour la France, d'organiser des conventions thématiques sur tous les grands sujets (l’emploi, les injustices, l’économie, la culture, l’éducation), de faire le tour de France, de se rendre dans les quartiers sensibles, de doubler le nombre d’adhérents du Parti socialiste ».

C’est noté. Alors reprenons : 1/ Ségolène ROYAL n’est à la tête d’aucun parti, ni même d’aucun courant au sein du PS, tandis que Nicolas SARKOZY dirige l’UMP et est Ministre de l’Intérieur… 2/ Le projet de Ségolène ROYAL sera avant tout le projet du PS et celui-ci sera disponible en juillet et surtout, OU EST LE PROJET DE SARKOZY ? 3/ Le Tour de France, Ségolène ROYAL l’a déjà largement entamé ; 4/ Se rendre dans les quartiers sensibles : il ne suffit pas de s’y rendre (avec renforts de police et de caméras TV) pour régler les problèmes ; 5/ Quant au nombre d’adhérents, chacun sait ce qu’il en est de l’apport de Ségolène ROYAL aux effectifs du PS ces derniers temps, et je suis bien placé pour le dire.

Tout comme SR, Nicolas SARKOZY a ses partisans dans notre ville. Comme nous, ils ont leur blog : http://avecsarkozy.rmcinfo.fr. Visitez-le et vous constaterez comme moi que, toute partialité mise à part, notre « VOIE ROYAL » écrase à plat de couture la concurrence locale ! DA 06 peut sans hésiter lancer lui aussi un défi, aux sarkozystes niçois, d’entretenir un site aussi riche et animé que le notre…

Je termine comme toujours sur une note légère, avec le site SEGOLAND (http://www.segoland.fr).

Comment dire… c’est très spécial… il faut y aller et se faire sa propre idée.

Il s’agit d’un feuilleton à épisode, se déroulant au Moyen-Age, sous le règne de Jacques XIX, dont le trône est convoité par la Princesse Ségorène.

Un petit extrait : « Pendant ce temps-là, La Princesse Ségorène de Ségoland prenait des cours de diction dicton populaire avec le Chevalier Limite-Limite, son nouveau Conseiller en Communication.

- Répétez après moi, Princesse... " Fumiers, Enfoirés, Pourris !...

- Fumer... Empoirés... Nourris !

- Mais non! Non et nom! Recommencez... Doucement, Belle Princesse... Articulez bien... Répétez après moi... "Fumiers, Enfoirés, Pourris!

- Plumer... Entoilés... Fourmis!

- Bon, on arrête l'effraie... Ma Belle Princesse Ségorène, je crains fort que le Chevalier De Chausse-Canes n'ait raison... Dans un face à face avec LUI, vous ne ferez jamais le poids...

- Mais tout le monde me dit ça ! Trépigna la Princesse... Que je ne ferai pas le poids ! Pourtant, je réalise des efforts considérables. A table, je ne régime plus, je me sustente comme nos gueux, avec force graissoses, glucoses, lipidoses, chiptoses, cocacoloses, gâtoses à la crèmose et moult autres cochonnerillettes... Sans parler des andouillettes que le Sire Ogland Le Rondinet me force à ingurgiter à la moindre occasion...   Savez-vous, Sire Limite-Limite, que je me lève la nuit pour aller m'engrossir et me boulémiquer à l'office et que je me surprends à boire le lait d'ânesse que je me réservais précédemment au raffermissement de mon délicat épiderme.

- Je ne sais que faire... Dubitativa le Chevalier Limite-limite... Peut-être devrions-nous, nous  aussi, comploter contre LUI?

- Seule, je n'y parviendrai point...

- Et si nous passions un pacte secret avec Le Sieur de Nullepart de Catobasque ? Sournoisa le Chevalier Limite-Limite... D'aucun prétendent, que cet après midi dans la salle du trône, il s'en est violemment pris au Chevalier de Vilbroquin, au Roi Jacques XIX (Corrèze) et même à LUI ? ».

Amusant, non ? A la semaine prochaine !

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28 mai 2006

Ségolène Royal défend "la République du respect"

2007 : Ségolène Royal défend "la République du respect"

La favorite des sondages pour la désignation du candidat PS à l'Elysée en 2007 a souhaité samedi que le projet socialiste pour la prochaine présidentielle s'attache à construire la "République du respect" qui "donne à chacun les moyens de vivre une vie digne".

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Les socialistes réussiront l'alternance, dit Ségolène Royal

27 mai 2006

LORGUES, Var - Ségolène Royal a affirmé que les socialistes, quel que soit leur candidat à la présidentielle de 2007, réussiraient l'alternance et a fustigé "l'arrogance" et les "haines recuites" de la droite.

"L'an prochain, nous construirons la France du respect. L'alternance, nous la voulons et nous la réussirons", a-t-elle lancé devant un millier de sympathisants réunis à Lorgues, dans le Var.

La très probable candidate à la candidature du PS a également levé un coin de voile sur ce que sera le principal "socle de campagne" des socialistes en 2007.

Le projet socialiste s'articulera ainsi autour de quatre grandes priorités, à commencer par le plein emploi, "un secteur dans lequel le travail sera moins taxé que le capital" et la révolution scolaire, "pour que les enfants n'aillent plus à l'école la peur au ventre face à la violence, ou pour être mis sur une voie d'apprentissage dès 14 ans".

Ségolène Royal a également cité l'environnement, "pour créer dès maintenant la France de l'après-pétrole et des énergies renouvelables défiscalisées" et, enfin, l'Europe, "pour réconcilier une fois pour toutes ceux qui ont voté pour le oui et ceux qui se sont prononcés pour le non, et reconstruire ensemble une Europe de la paix et non pas celle du chômage et des délocalisations".

Organisée par la fédération socialiste du Var, la Fête de la Rose de Lorgues est l'occasion tous les ans à la même époque d'accueillir une personnalité politique de gauche.

Ségolène Royal en a profité pour régler quelques comptes avec la droite. "Qu'ils s'en aillent en 2007. Ils ont fait assez de dégâts, ils ont tout eu, tous les pouvoirs, ils ont tout essayé et tout raté, même les complots entre eux", a-t-elle martelé.

"Ils nous infligent leurs haines recuites, leur arrogance, ils n'exercent le pouvoir que pour eux-même, c'est de la corruption", a-t-elle ajouté.

Ségolène Royal a ainsi trouvé "choquante" l'amnistie accordée par Jacques Chirac à l'ancien champion olympique Guy Drut. "C'est un manque de respect pour les Français. La justice, ce sont les mêmes règles pour tous, petits ou grands. Ça me rappelle La Fontaine, les animaux malades de la peste : "Selon que vous serez puissants ou misérables..."

Ségolène Royal a enfin fait état de 50.000 nouveaux adhérents au PS à l'échelon national (une hausse de 40 % pour le seul département du Var).

Ce rendez-vous varois était aussi pour les observateurs l'occasion de voir, à une an de la présidentielle, qui des principaux ténors parisiens de son parti s'afficherait aux côtés de la présidente de la région Poitou-Charentes.

Or, il n'y en avait aucun. Pas même Julien Dray, dont la venue avait été pourtant annoncée.


source:

http://www.liberation.fr/page.php?Article=385527

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26 mai 2006

Désirs d'Avenir s'organise à Nice derrière Ségolène Royal

NICE PREMIERE - Jeudi 25 mai 2006

Ségolène Royal était venu au mois de Mars à Nice. Elle avait fait salle comble. Deux mois après son comité de soutien dans les Alpes-Maritimes s’active pour rassembler les sympathisants socialistes derrière la présidente de la région Poitou-Charentes.

JPG Le comité de soutien des Alpes-Maritimes à la candidature de Ségolène Royal, « Désirs d’Avenir 06 » a tenu une réunion d’information mercredi soir. Autour de Patrick Mennucci, Vice-Président du Conseil régional et chargé des déplacements de Ségolène Royal, de Marc Concas, conseiller général des Alpes-Maritimes, Frédérique Gregoire-Concas, conseillère municipale de Nice et Marc Orsatti, Président de l’Union des Elus socialistes et républicains des Alpes-Maritimes et conseiller municipal de Saint-Laurent du Var, de nombreux adhérents du parti socialiste, de Valérie Nucéra, responsable du comité de soutien des Alpes-Maritimes mais aussi des curieux « non cartés », sont venus en savoir plus sur Madame Royal. On se souvient de la visite de Ségolène Royal le 25 mars à Nice. On avait pu constater sa popularité dans la capitale azuréenne avec une salle de l’Hôtel Aston trop petite. Deux mois plus tard, au siège de la Fédération du PS O6, l’ambiance est conviviale. Ici, on adore Ségolène Royal et sans forcément adhérer au PS on adhère aux idées de Ségolène. Une sorte de fief royaliste !

La présence de Patrick Mennucci est ressentie comme une aubaine. Il connaît parfaitement les idées et les orientations politiques de Ségolène Royal. Le socialiste Marseillais à l’accent chantant parle sans trop de langue de bois. Cette réunion est une simple rencontre entre camarades. S’appuyant sur quelques anecdotes sur la vie de Ségolène, il confirme sa proximité avec Madame la Présidente de Poitou-Charentes. Il rappelle ce qui fait sa force : « Elle n’a jamais cessé de vivre. Elle est dans la réalité de la vie. J’ai pu en attester en mangeant chez elle. Elle est comme tous les français. Politiquement, elle a la capacité de comprendre les Français et d’agir pour eux. Ils le ressentent. » Derrière son long monologue, on discerne une stratégie électorale pour le scrutin interne du parti socialiste. Il requiert une ligne de conduite commune pour tous les sympathisants à Ségolène Royal : ne pas attaquer les autres candidats à la candidature. C’est le style « Royal ». C’est celui pour lequel il a opté même s’il reconnaît que parfois il n’est pas évident pour lui de ne pas répliquer à certaines attaques : « Il faut rester tranquille et déterminé sans salir ni abaisser les autres ».

JPG Il s’ensuit un débat. Même si l’auditoire est conquis à la cause Royal, comme tous les citoyens, l’image ne suffit pas. Les questions viennent pour distinguer avec plus de précisions le futur programme. C’est sur celui-ci qu’elle pourra prétendre ou non à l’Elysée. Pauvreté, immigration, réforme du sénat, Union Européenne : tous les thèmes importants sont abordés. Marc Concas et Patrick Mennucci se prêtent au jeu et expliquent sur chacun de ces points les priorités de Ségolène Royal. « Pour elle, les maux de la société ont pour origine l’éducation des enfants. Ainsi elle souhaite mettre en place un service public au collège de 17h à 19h pour aider les élèves à faire les devoir », précise le socialiste marseillais et il poursuit : « Avec ce système, la consultation des citoyens par référendum sur les grandes réformes et le vote obligatoire pour la représentation syndicale, elle souhaite une plus grande mobilisation des français ». Les partisans paraissent convaincus. Le message est passé. Ils devront à leur tour convaincre leurs camarades socialistes que Ségolène Royal est la candidate idéale. Pour les non cartés, Frédérique Grégoire-Concas rappelle que pour soutenir Ségolène Royal sur la candidature à la candidature il faut adhérer au parti avant le 1er juin. Une certitude : à moins d’un an des élections présidentielles, le sprint est lancé. Qui vaincra entre Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang, Ségolène Royal... ? Réponse fin novembre ou début décembre. D’ici là, les débats se poursuivront.

par Vincent Trinquat

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24 mai 2006

Humour Toujours ...!

Segolène Présidente ! Le journal 20 minutes se lance dans la politique fiction

http://www.temps-reels.net/blogs/webpolitique/index.php/2006/05/23/53-segolene-presidente-le-journal-20-minutes-se-lance-dans-la-politique-fiction

Posté par segoleneausud à 15:41 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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